Le secteur publicitaire se reprend depuis quelques mois. Ainsi les titres TF1, Publicis et surtout Havas, qui nous intéressent plus particulièrement cette semaine, retrouvent de belles couleurs. Serait-ce l'annonce d'un redémarrage de l'économie ou plutôt un regain d'intérêt pour des valeurs dont les cours ont souvent chuté avec excès ? Difficile de trancher. Toutefois, à choisir, nous opterions pour la seconde explication. Car dans le cadre haussier que nous connaissons, surtout depuis le mois d'août, c'est sur ce type de valeurs massacrées, dont l'évolution graphique ressemble à celle des technos, qu'il paraît préférable de miser. Havas en est un bon exemple. Le titre est passé de 3,50 euros, le 8 août, à son cours actuel de 4,75 euros (+ 36%). Dans le même temps, le CAC 40 s'est hissé de 3 160 à 3 320 points (+ 4.8 %), actuellement. L'expérience montre que tout retournement de tendance des indices boursiers est accompagné d'actions dotées d'une forte volatilité, avec des performances (positives ou négatives) largement supérieures. Dans ce contexte, et malgré la hausse spectaculaire (+ 130 %) qu'a déjà connue le titre support depuis un plus bas historique à 2,07 euros, rejoint en mars, nous croyons en sa capacité de rebond. En effet, les fondamentaux de Havas s'améliorent. La valorisation boursière, à environ 17 fois les bénéfices estimés par les analystes pour 2003, semble relativement raisonnable si le redressement de la rentabilité du groupe se confirme. Toutefois, ne perdons pas de vue la volatilité marquée des indices boursiers depuis plusieurs années. Ni les fortes variations de la volatilité des actions, qui se traduisent par d'importants écarts de prix sur les warrants. Quitte à passer à côté d'une bonne affaire, nous privilégions la prudence. C'est pourquoi nos limites d'achat sur les call warrants émis par Dresdner Bank (voir tableau) sont fixées à partir d'un repli du titre sous-jacent, en-dessous de 4,30 euros, un niveau équivalent à un bon support graphique. Quant à nos limites de vente, elles seraient rapidement atteintes si le titre progressait vers 5,10 euros d'ici une dizaine de semaines. Eric ATTAL |