Le 20 juin prochain, la société foncière française va distribuer un dividende net de 3,34 euros, soit un rendement attrayant de 3,5%. Par ailleurs, l’augmentation des revenus locatifs et les perspectives 2001 sont encourageantes. Achetez. L’analyse Certains investisseurs peuvent aujourd’hui légitimement être en quête de plus de sécurité. L’immobilier coté répond traditionnellement à cette préoccupation avec une certaine stabilité des actifs et des rendements élevés. Spécialisée dans l'immobilier commercial et d'habitation, Gecina, qui figure parmi les plus importantes sociétés foncières de la zone euro, affiche par exemple, pour l’exercice 2000 un rendement net de 3,5%. Le dividende sera détaché le 20 juin prochain. Une opportunité. Le rendement servi par ses concurrents les plus directs comme
Unibail et Klépierre atteint respectivement 2,85% et 2,82%. Après l’acquisition des sociétés Sefimeg et Immobilière Batibail en 1999, Gecina a dégagé l’année dernière 107 millions d’euros de résultat net (+115%) pour des loyers de 263 millions d’euros en hausse de 45%. « Une nouvelle progression des performances » est prévue pour 2001. Celle ci devrait notamment bénéficier de l’effort de rationalisation défini par la nouvelle direction, après quatre années de croissance externe. Un vaste plan de cessions d’actifs, initié dès 2000, devrait permettre à la société de se concentrer sur ses activités à plus forte valeur ajoutée (baux les plus lucratifs). Le plan porte sur un total d’un milliard d’euros. Plus de 350 millions d’euros de cessions d’actifs immobiliers sont prévus en 2001. La société va, par exemple, se séparer des propriétés de taille réduite situées en province, mais dont les coûts restent importants. Elle souhaite également saisir des opportunités de vente «en haut de cycle». Parallèlement, une restructuration juridique du groupe devrait, d’ici à 2002, entraîner une réduction des coûts de gestion. Grâce à ce programme, Gecina chiffre à 28% de son chiffre d’affaires le potentiel d’amélioration de ses loyers. Le résultat du groupe devrait, dès 2001, bénéficier aussi de l’impact positif des acquisitions de Sefimeg et de Batibail. D’autre part, le nouveau complexe immobilier de l’Ilot Hachette devrait constituer un excellent relais de croissance à l’horizon 2002/2003 et permettre ainsi à Gecina d’avoir une meilleure visibilité sur ses résultats. Les perspectives 2001 du groupe semblent donc favorables avec «la forte augmentation des loyers de relocation (18,2% dans l’habitation et 66,4% dans l’immobilier d’entreprise au premier trimestre), et les opérations d’arbitrages d’actifs ». Le chiffre d’affaires trimestriel d’
Unibail, le premier publié pour le secteur confirme cette tendance porteuse, avec une hausse de l’activité de 25,8% à 141,9 millions d’euros. L’action Lors de la dernière assemblée générale des actionnaires du 6 juin, Gecina a annoncé la mise en paiement le 20 juin d’un dividende net de 3,34 euros (21,91 francs), assorti d’un avoir fiscal de 1,67 euros (10,95 francs). D’autre part, à 159,8 euros, la valeur d’actif net réévalué par action de la foncière met en évidence une décote de près de 36%. Le titre a donc du potentiel pour progresser et dépasser son plus haut de 112,5 euros atteint en juin 2000. Enfin, Gecina figure parmi les actions les moins chères du secteur. Le PER 2001 (rapport cours/bénéfice par action) ressort à 23,56, inférieur à ceux de ses concurrents (
Unibail : 26,04/Klépierre : 27,05/Simco : 24,06). Attention : pour bénéficier de l’avoir fiscal, il convient d’acheter en règlement immédiat et non par le biais du SRD. L. Szado, journaliste à Mieux Vivre Votre Argent