Introduit le 6 juillet 2005 à 23,20 euros, le titre GDF a déjà fortement progressé. A son cours de clôture de 39,26 euros, il réalise en effet dans un délai relativement court, en moins de deux ans et demi, une belle performance de + 70 %. Et il nous semble que cet excellent parcours boursier ne devrait pas s'interrompre.
Tout d'abord, les fondamentaux du groupe, de qualité, devraient encore s'améliorer. Ensuite, bien que le titre se situe à son plus-haut historique, il dispose d'un bon potentiel de hausse à court terme. Rappelons que, dans un avis du 27 juillet 2007, le Conseil de la concurrence, saisi par le Conseil d'Etat, estimait que les tarifs de vente du gaz pratiqués par GDF tels que fixés par l'arrêté du 29 décembre 2005 étaient inférieurs au prix de revient du produit fourni. Le Conseil d'Etat a donc jugé que cet arrêté était contraire à la loi du 3 janvier 2003 (qui prévoit que les tarifs de vente du gaz doivent couvrir les coûts), considérant qu'il appartient au ministre compétent de permettre au moins la couverture des coûts moyens des opérateurs. Bref, l'augmentation des factures de gaz de GDF, déjà réclamée à maintes reprises, pourrait devenir une réalité. Selon les rumeurs, une hausse des facturations supérieure à 3 % semble prévisible au cours du premier semestre 2008. De quoi revigorer les comptes du groupe en France alors que son développement à l'international se porte bien. Néanmoins, c'est surtout l'analyse technique qui renforce notre conviction haussière. Le dépassement du seuil psychologique de 40 euros devrait envoyer le titre vers de plus hautes sphères, dans un premier temps sur la base d'une résistance autour de 42,50 euros. Côté défense, le positionnement d'un fort support graphique à peine inférieur à 39 euros, proche du cours de l'action, nous semble un atout supplémentaire.
Nous fixons donc notre limite d'achat sur le Turbo call émis par Dresdner Kleinwort (code 2736D) à partir de ce support graphique sur le sous-jacent, sachant qu'un petit essoufflement du CAC 40 permettrait à nos lecteurs d'acheter ce produit très réactif, l'action ayant un bêta supérieur. Ce qui explique notre choix pour ce warrant de dernière génération. Contrairement à celui des warrants classiques, son prix intègre en effet une valeur temps quasi nulle et une très faible volatilité. De quoi augmenter considérablement son élasticité (effet de levier réel du produit). La contrepartie : sa barrière désactivante fatidique. Une fois atteinte, la perte est tout simplement intégrale et définitive pour l'investisseur, le Turbo ne cotant plus. Nous tenons compte d'un autre repli du titre, un peu inférieur à 37,50 euros, équivalant à un support d'extrême limite qui deviendrait dangereux dans la réalisation de notre scénario puisque la barrière désactivante du warrant est de 36 euros. Nous paramétrons donc notre seuil de sécurité afin d'éviter cette fâcheuse situation. |