Le titre EADS pourrait vite bénéficier d'un changement de statut dans la psychologie des investisseurs. Composés de A320, A350 et A380, les commandes fusent pour le numéro deux mondial dans l'industrie aéronautique, spatiale, et de la défense. Pas moins de 338 commandes émanent en effet d'un grand nombre d'avionneurs dans le monde. Ce qui semble d'excellent augure, et ce, malgré les récents déboires du groupe, dues à des livraisons tardives, qui devraient lui servir de leçon dans le futur… Bref, nous sommes confiant dans la capacité de rebond du sous-jacent. Sachant que le tourisme de week-end et sur de plus longue période maintient un cap haussier depuis de plusieurs années. Les avions du groupe, de bonnes qualités, devraient donc continuer d'intéresser les acheteurs… Reste que, la Bourse redevient capricieuse et le cap des 6200 points sur le CAC 40 semble difficilement franchissable. Les prises de bénéfices, bien présentent, sont de nouveau à l'origine des mouvements en tôle ondulé des indices boursiers. C'est pourquoi nous privilégions la prudence, nous référant ainsi à l'analyse technique de la valeur. Bon timing oblige ! D'autant que le Turbo call de notre sélection émis par Citigroup (code 4546C), doté d'un fort effet de levier, qui s'adapte bien à notre scénario haussier sur le sous-jacent, intègre un profil de risque élevé. Nous fixons donc notre limite d'achat sur ce warrant, de dernière génération, à partir d'un bon support graphique, vers 23 euros, sur la valeur. Ce bas niveau équivalent à un repli du titre de 3% environ, une fois rejoint, devrait lui permettre, comme cela a été le cas à maintes reprises, de rebondir de plus belle. Reste que ce seuil est asse proche (10% environ) de la barrière désactivante, sanas appel, du produit. Une barrière à éviter. Touchée ou enfoncée, elle verrait en effet l'acheteur du Turbo perdre l'intégralité de la somme investie, sans espoir alors de retour à meilleure fortune, le warrant, dès lors, ne cotant plus.  Nous paramétrons donc notre seuil de sécurité sur la base d'un support d'extrême limite, un peu en dessous de 22 euros, dangereux pour les détenteurs du produit… Eric ATTAL |