Depuis 2006, tandis que le CAC 40 bénéficiait d’un plus haut annuel de 6 168 points, la plupart des actions cotées n’ont pas été épargnées. Toutefois, certaines d’entre elles, tels EADS ont été plus particulièrement sanctionnées. Rappelons que, passé de 35 euros en avril 2006 à 14,60 euros, l’action s’est repliée de 58%. Nettement plus volatile que l’indice phare qui cote actuellement 4 870 points, elle revient ainsi à son bas niveau de 2003.
Il faut dire que, depuis, une avalanche de mauvaises nouvelles (retard de livraison d'Airbus, plusieurs commandes non confirmées...) n'a guère plaidé en faveur d'un redressement du titre. Cela dit, la correction subie semble exagérée. Le groupe a en effet la capacité à dégager de belles marges bénéficiaires à moyen terme. Son carnet de commandes, équivalant à plus de deux ans de chiffre d'affaires, est toujours bien rempli. L'engouement des compagnies aériennes pour son importante gamme d'Airbus est bien réel. Plusieurs analystes tablent par ailleurs sur un objectif à court terme sur la valeur de 18 euros. Un effet dû à ses fondamentaux qu'ils estiment en nette amélioration, attribuant ainsi au titre une faible valorisation comparée au secteur, à moins de 11 fois le bénéfice net du groupe pour l'exercice en cours.
Toutefois, c'est l'analyse technique qui confirme notre scénario haussier. Le titre est en effet très proche d'un support graphique à court et à long terme. De quoi lui permettre de rebondir rapidement et vigoureusement compte tenu de sa volatilité élevée. Intervenir avec un produit à la fois sécurisant et réactif sur la base de ce fort support représente donc une bonne opportunité.
Le produit choisi (code 3025Z), un Turbo call illimité (sans échéance) émis par Commerzbank, s'adapte bien à notre scénario. Nous fixons notre limite d'achat à partir d'un repli de l'action vers 14 euros. Nous invaliderions notre stratégie si le titre se repliait autour de 13 euros. Ce niveau exposerait dangereusement l'investisseur à la barrière désactivante du Turbo, à 12 euros. Composé de deux seuils, son prix d'exercice de 11 euros et sa barrière désactivante de 12 euros, son mécanisme diffère de celui des Turbo classiques. Si sa barrière est atteinte, l'investisseur récupérera la différence entre ces deux seuils, divisée par la parité du Turbo. Sauf, fait assez rare, si le titre clôture la séance la veille à un niveau supérieur au seuil désactivant, pour ouvrir le lendemain à un cours inférieur au prix d'exercice.
Par ailleurs, mieux vaut ne pas se reposer sur sa durée de vie illimitée. Car plus le temps passe, plus les risques d'atteindre le seuil désactivant, à éviter, augmentent.
Enfin, contrairement aux Turbo classiques, si ce produit est désactivé, l'intervenant récupérera une mini soulte sur sa mise initiale. Mais, dans les deux cas, il ne pourra espérer retour à meilleure fortune, le Turbo, dès lors, n'étant plus coté. Reste que les avantages sont bien présents. Sa barrière demeure éloignée du cours de l'action. En outre, sur les Turbo sans échéance, le dividende se déduit lors de sa distribution. Ainsi, ces deux barrières augmenteront certes sur la base d'un taux annuel d'environ 6,5 %, mais elles diminueront de 0,11 euro environ le 11 mai, passant ainsi de 11,03 et 12,04 euros à 10,92 et 11,93 euros. Un éloignement qui atténue le risque de détention.
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