Les actionnaires de la
CNP ont pu se délecter cet après-midi des résultats affichés par la Caisse nationale de prévoyance en 2001.
Gilles Benoist a, en effet, passé en revu lors de l’assemblée générale les comptes de l’exercice qui s’est achevé sur une progression de 12,2 % du résultat net. Pour 2002, l’objectif affiché par le groupe est clair : un chiffre d’affaires en hausse de 5 % et un résultat net en progression d’au moins 10 %. Le titre
CNP reste bien la seule valeur réellement défensive du secteur en France ! Ce n’est donc pas un hasard si les investisseurs sont revenus massivement sur ce titre qui bondit de 18 % depuis le 1er janvier. Il a beaucoup été question lors de son assemblée générale du développement international de la
CNP.
Gilles Benoist n’a pas caché que l’assureur étudiait l’extension de ses activités en Italie et au Portugal et qu’il était entré en phase de recherche active en Espagne, pays où il n’est pas présent. Mais il n’est pas question d’acquérir une dimension européenne au détriment de la rentabilité, a nuancé le directeur financier de la
CNP. Le groupe dont l’endettement ne représente que 22 % de ses fonds propres s’est donné comme mot d’ordre de ne jamais lancer une opération qui aurait un effet dilutif sur son bénéfice par action pendant plus de deux ans. Au cours actuel, l’action se paie 9,5 fois ses bénéfices estimés pour 2002 et 0,98 fois la valeur intrinsèque de la compagnie qui s’établissait à 43,5 euros au 31 décembre dernier. Le titre n’est pas parvenu à franchir ces dernières semaines ce niveau des 43,5 euros. S’il est touché dans les prochains jours, les actionnaires auront intérêt à prendre une partie de leurs bénéfices. N.R.