Le titre Axa est très volatil. Son parcours boursier témoigne en effet de larges mouvements graphiques, renouvelés à maintes reprises. Par exemple, des variations de 15 à 20 %, réalisées en deux à trois semaines, sont coutumières sur la valeur. Après avoir connu un record historique de 44,60 euros en août 2000, ce sous-jacent, qui accusait un plus-bas de 9,05 euros en mars 2003, reprenait de belles couleurs en mai 2007, avec un plus-haut annuel de 34,70 euros. Reste que, depuis, la donne a changé. Si, le 17 mars, l'action a subi un plus-bas annuel de 19,17 euros, elle s'est depuis bien reprise, à son cours de clôture de 23,24 euros, bénéficiant ainsi d'un fort rebond (+ 21 %) en quelques séances.
Une prouesse due à l'évolution de l'indice phare que la valeur suit avec un bêta (effet multiplicateur) supérieur. Volatilité oblige ! Car si, sur cette courte période, le CAC 40, à 4 696 points, venu de 4 420 points, a enregistré une belle performance (+ 6,2 % environ), cette dernière reste néanmoins 3,5 fois inférieure à celle de l'action sur laquelle notre scénario est haussier pour plusieurs raisons. Son bas niveau, qui n'avait plus été atteint depuis mars 2005, ne semble guère tenir compte de plusieurs éléments positifs. La majorité des analystes vise plus de 30 euros et estime sa valorisation à 7 fois le bénéfice du groupe pour l'exercice en cours. Une belle plus-value en perspective qui constitue une réelle opportunité d'achat sur cette valeur bon marché.
D'autant que, dans un contexte économique difficile (crise des subprimes, forte baisse du dollar...), l'entreprise, bien gérée, a publié un résultat net annuel de bonne facture, en hausse de 11 %, à 5,67 milliards d'euros.
Toutefois, c'est l'analyse technique qui renforce notre stratégie, la tendance redevenant haussière sur la valeur. En outre, associé à un produit dérivé à fort effet de levier, nous privilégions un bon support graphique afin d'intervenir à l'achat avec plus de sérénité, le timing étant alors essentiel.
Nous tenons compte par ailleurs d'un important coupon de 1,20 euro, équivalent à un rendement supérieur à 5 %, qui devrait être distribué le 24 avril. De quoi diminuer mécaniquement le cours de l'action, augmentant ainsi implicitement notre objectif haussier ainsi que notre seuil de sécurité sur ce sous-jacent. Notre limite d'achat sur le Turbo call de notre sélection émis par Citi (code 2184C), valable un mois au maximum, est fixée à partir d'un repli de l'action légèrement supérieur à 22 euros. Elle reste donc peu tributaire de cette distribution assez proche. |