Le fonds d'investissement PAI Partners a annoncé le 20 juin son retour dans le capital d'Atos Origin (18 %). Il explique que son ambition est de « soutenir le développement de cette SSII et de réaliser le plan de transformation mis en place par sa direction ». PAI connaît bien ce groupe de services et d'ingénierie informatiques dont il était l'actionnaire fondateur, en 1997, lors de la fusion d'Axime et de Sligos. Il en a même été actionnaire à 100 % jusqu'à son introduction en Bourse, puis a encouragé la fusion avec Origin en 2000. Et, dans un premier temps, son arrivée a relancé la spéculation. De nombreuses rumeurs ont déjà couru quant à un possible rachat d'Atos. Rappelons que deux autres fonds, Pardus et Centaurus, détiennent eux aussi une bonne part (23 %) du capital du groupe... De sorte que le titre a progressé initialement de 8 %, connaissant un plus-haut de 40,40 euros en séance.
Reste que, cette semaine, le profil spéculatif de l'action a diminué sérieusement à la suite de plusieurs déclarations d'analystes peu encourageants. Le courtier WestLB, qui affirmait que pour rentabiliser le groupe Atos devait être démantelée, ajoutait : « Ce démantèlement semble plus que jamais improbable. » Des propos plausibles compte tenu de la stratégie de ce nouvel associé, en accord, à moyen-long terme, avec celle qui était défendue par la direction du groupe. Et différente de celle des deux autres fonds... Du coup, des analystes comme ceux de la Société générale et de Cheuvreux ont abaissé leurs objectifs sur le titre avec des dégradations, à 28 euros pour les plus sévères. Encore coté 36,43 euros, le titre a nettement décroché. Et, sur le plan de l'analyse technique, son profil spéculatif momentanément perdu devrait contribuer à une tendance de nouveau baissière. Toutefois, nous tenons compte des mouvements des indices boursiers qui s'élargissent et zigzaguent plus régulièrement. C'est pourquoi un petit rebond du titre sur la base d'une hausse du CAC ne nous surprendrait guère.
Un rebond à saisir pour acheter ce warrant dernière génération émis par Dresdner Kleinwort (code 2090D), un Turbo put, peu tributaire de la valeur temps. D'autant que de la volatilité historique élevée du sous-jacent résulte celle, implicite, des warrants classiques, bien supérieure. De quoi mieux comprendre pourquoi l’effet de levier de ces derniers est si faible, une forte volatilité implicite augmentant mécaniquement leur prix. En revanche, ce Turbo s'adapte bien à notre anticipation, l'influx négatif de la volatilité, comme celui de la valeur temps, ayant peu d'impact sur son prix et son élasticité (effet de levier réel du produit). |