Un important consensus d’analystes (27) anticipe un rebond de l’action Arcellor Mittal, autour de 67,50 euros, d’ici un peu moins de trois mois… A plus long terme, l’analyse de la Vie Financière est encore plus optimiste, avec un objectif à 75 euros, accompagné d’arguments phares : « le groupe poursuit son programme de croissance externe. Il a acheté une filiale américaine de distribution d'acier d'IMS et a augmenté sa participation dans Macarthur Coal de 14,9 % à 19,9 %. Perspectives toujours favorables ».
Du coup, une baisse du titre, en dessous de 44 euros (-17,5%) d’ici la fin de l’année nous semble peu probable. D’autant que à son cours de clôture de 52,96 euros, ce dernier, cotait encore 66,85 euros le 23 juin, très proche alors d’un record historique, a déjà perdu une bonne part de sa capitalisation boursière en peu de temps (-21% en 18 séances de Bourses).Or, son fort repli conforte l’estimation actuel des spécialistes (pour plus de détails quant aux donnés chiffrées, CA, bénéfice net prévisionnel en 2008, lire la rubrique « consensus » dans notre site Internet) qui valorisent le titre, à moins de 9 fois le résultat net du groupe pour l’exercice en cours. Soit, une valorisation très raisonnable, comparée à la concurrence, associée aux excellents fondamentaux du groupe.
Autant d’éléments favorables à l’achat de ce Bonus Capé (code 8316S), émis par Société Générale. Un certificat doté de nombreuses prérogatives. Tout d’abord, son échéance, au 13 janvier 2009, très courte sur ce type de produits, diminue fortement le risque d’atteindre la borne basse du produit, à 43,65 euros. Un niveau qu’il semble préférable d’éviter, ce dernier ôtant dès lors l’essence même du produit : encaisser, à l’échéance, sous de nombreuses et avantageuses conditions, le niveau Bonus équivalent à sa borne haute de 68,55 euros. Ce qui, d’ici là , paraît peu probable. Sachant que, pour l’émetteur, les compteurs seront stoppés dès le 31 décembre 2008, date de constatation définitive afin de vérifier si ce bas niveau à été atteint, entre temps. De quoi, dans le cas contraire, encaisser une plus value élevée (+21%) équivalente à la différence entre notre limite d’achat sur le produit et sa borne haute. Soit un rendement d’exception représentatif d’un taux annualisé supérieur à 40%. Rappelons par ailleurs que si, la conjoncture s’aggravait, les détenteurs du certificat subiraient une sanction certes supérieure à celle des actionnaires. La raison : plus le temps passe et plus le prix du Bonus se valorise. Du coup, alors que l’action cote 52,96 euros, ce certificat vaut 57,50 euros.
Toutefois, contrairement aux Turbos ou aux warrants, l’atteinte de cette borne basse, n’est guère rédhibitoire. Elle autorise même l’espoir pour l’investisseur d’un retour à meilleure fortune. Pourquoi pas, jusqu’au maximum à encaisser sur le produit, via un retour haussier, escompté alors.
Revenons maintenant à notre scénario, en partie haussier sur le sous-jacent. Nous fixons prudemment notre limite d’achat à partir d’un léger repli de l’action à peine supérieur à 52 euros. Indiquons par ailleurs quelques exemples utiles afin de démontrer la bonification du temps passé sur le prix du produit.
Si d’ici la fin Septembre le cours de l’action stagne, le Bonus Capé, à 60,50 euros, voyant son échéance approcher encore, bénéficierait d’une hausse de 7%. Soit, une belle performance obtenue dans un court délai pour un mouvement inexistant sur l’action! Si, sur la même période, le titre à 56 euros, progresse de 8%, le certificat vaudrait alors 64,50 euros (+14%), avec, à la clé, un gain bien supérieur à celui de l’actionnaire. Enfin, force est de constater que même si le titre se replie vers 49 euros (-6%), disons d’ici fin octobre, le produit, malgré tout en légère hausse (+1,5%) à 57,50 euros ne pénaliserait guère l’investisseur... |