A 122 dollars le baril, malgré un récent repli, le cours du pétrole bénéficie encore d'une hausse de 145 % depuis janvier 2007. Malgré des couvertures mises en place pour lutter contre l'envolée de l'or noir, les tarifs du groupe Air France - KLM ont augmenté. Point favorable tout de même, le trafic ne cesse de progresser. Il est vrai que les Français, friands de voyages durant le week-end grâce aux RTT, ne se privent guère de partir, notamment par la voie des airs. Cela permet de mieux comprendre les anticipations des analystes pour le chiffre d'affaires d'Air France - KLM du premier trimestre, attendu en hausse de 4,9 %, à 6,24 milliards d'euros. Le tout accompagné d'un trafic passagers en progression de 3,7 %. Par ailleurs, la baisse du pétrole depuis le 15 juillet a eu un impact immédiat sur le cours de l'action qui connaissait, à 12,88 euros, son plus bas niveau depuis près de trois ans.
A 16,27 euros, le titre s'est bien repris, 28 % obtenus en l'espace d'une dizaine de séances. Une volatilité montante qui facilite la réalisation de scénarios aussi bien haussiers que baissiers, accompagnés d'objectifs de cours éloignés, avec à la clé des reventes concluantes sur produits dérivés. Reste que ces volatilités élevées ne font guère bon ménage avec les warrants classiques. Elles augmentent considérablement le prix des produits, diminuant ainsi leurs effets de levier. Du coup, on peut gagner autant en choisissant des warrants peu volatils sur la base de plus faibles mouvements du sous-jacent associé ! Ce qui motive notre choix pour un Turbo call, pour exploiter notre conviction haussière sur Air France - KLM.
Afin d'accompagner notre scénario à court terme avec une bonne réactivité et un faible profil de risque, nous proposons un warrant de dernière génération, un Turbo call illimité émis par Commerzbank (code 2665Z). Sur ce produit non tributaire de la valeur temps, doté ainsi d'un effet de levier supérieur à celui des warrants classiques mais qui intègre une barrière désactivante, nous fixons notre limite d'achat à partir d'un léger repli du titre à peine inférieur à 16 euros.
Nous invaliderions par ailleurs notre scénario si l'action se repliait entre 14,50 et 15 euros, pour prévenir le risque fatal de toucher la barrière désactivante de 12,40 euros. Une situation à éviter à tout prix, sachant que, dès lors, le produit qui ne coterait plus serait remboursé de la différence entre ses deux barrières, divisé par sa parité (5 pour 1). La seconde barrière, le prix d'exercice étant fixé à 11,75 euros, justifierait alors une soulte de... 0,13 euro dans le meilleur des cas. |