Depuis le 10 mai, le titre Accor subit une réelle sanction du marché. Venu alors de 52,70 euros à un plus bas de 42,30 euros connu le 8 juin, en moins d'un moins il a perdu quasiment un cinquième de sa valeur. De plus, si compte tenu de son cours de clôture de 45,54  euros, il s'est, depuis, légèrement ressaisi, la reprise reste pour le moment peu convaincante. Toutefois, pour plusieurs raisons, cette mauvaise situation pourrait virer au vert rapidement. Et notre confiance dans la capacité de rebond du sous-jacent est bien présente. Coté fondamentaux, la stratégie du groupe devrait faire ses preuves dans un futur proche. L'arrivée aux commandes du leader européen dans l'hôtellerie de Serge Weinberg et Gilles Pélisson, respectivement président du Conseil d'administration et directeur général permet d'entrevoir des changements positifs. Notamment la cession déjà annoncé de 150 hôtels non stratégiques d'ici à 2008 pour environ 1,5 milliard d'euros. De quoi permettre au groupe d'accentuer ses investissements sur des activités plus porteuses, agrémentées de synergies supplémentaires. Accor a par ailleurs annoncé son désir d'investir 500 millions d'euros dans le pôle services entre 2006 et 2010, et 2,5 milliards d'euros dans le pôle hôtellerie, avec, pour priorité, les pays émergents, qui représenteraient les deux tiers de l'investissement.  Aussi, malgré les reproches justifiés des investisseurs quant à une faible communication du groupe, sa politique devrait porter ses fruits à court ou à moyen terme. Coté analyse technique, la valeur est proche d'un support graphique sous 45 euros qui, une fois rejoint, l'a vu souvent rebondir. En outre, depuis mars 2003, malgré une volatilité bien supérieure à celle de l'indice, l'évolution du titre dénote un certain retard… Sur cette période, alors que l'indice bénéficie déjà d'une hausse supérieure à 100% et qu'une bonne part des valeurs cotés ont largement dépassé cette belle performance, la progression du sous-jacent reste inférieur (+80% environ). Dans ce contexte, un changement de psychologie des investisseurs pour cette belle valeur, au potentiel élevé, ne nous surprendrais guère. Nous fixons donc notre limite d'achat sur le call émis par Unicredit (code 1977T) à partir d'un  petit repli du sous-jacent (-2%) équivalent à ce support graphique. Pour autant, nous tenons compte d'un seuil dangereux vers 43 euros qui pourrait être à l'origine d'un plus fort repli du titre synonyme alors d'une valeur quasi nulle pour les détenteurs du warrant de notre sélection. Notre seuil de sécurité est donc paramétré en conséquence… Eric ATTAL |