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| schneider electric règlement mensuel - code Sicovam 12197 Opérations... |
| La Vie Financière N°2832 / Samedi 18 Septembre 1999 / Catégorie : |
De nouvelles rumeurs créditent le groupe de biens d'équipement d'une initiative imminente, tandis que l'excellence de ses comptes semestriels, qui a dopé le titre, revêt la forme d'une pilule anti-OPA. |
VALEURS FRANÇAISES VALEURS FRANÇAISES |
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es actionnaires de Schneider Electric sont enfin aux anges ! La confiance qu'ils accordent à ce groupe de biens d'équipement depuis plusieurs mois commence à payer. Après une première période d'observation - le marché s'interrogeait sur la stratégie qui serait adoptée par Henri Lachmann, successeur de Didier Pineau-Valencienne à la tête du groupe -, les investisseurs redoublent d'intérêt pour la valeur. D'une part, les comptes semestriels de Schneider Electric ont été de bonne facture. Son bénéfice net a progressé de 12 %, à 223,8 millions d'euros (1,47 milliard de francs), pour un résultat d'exploitation en hausse de 17 %, à 484,3 millions d'euros (3,18 milliards de francs). La surprise a été d'autant plus grande que les plus optimistes, dont nous faisions partie (voir La VF n° 2828 du 21 août dernier), n'anticipaient une réelle accélération de la croissance bénéficiaire qu'à partir du second semestre. De là à subodorer que Schneider Electric a optimisé la présentation de ses comptes afin de doper son cours de Bourse, il n'y a qu'un pas. Car la meilleure défense pour un tel groupe, au capital non contrôlé et aux positions séduisantes dans la distribution électrique et les automatismes industriels, reste évidemment d'obtenir la valorisation boursière la plus élevée possible ! A l'heure où l'on prête des intentions conquérantes à General Electric, à Siemens et surtout au groupe helvético-suédois ABB, l'excellence des comptes semestriels de Schneider Electric n'est donc peut-être pas uniquement liée aux premiers effets du plan Schneider 2000 Plus et à l'amélioration de l'environnement du groupe... D'autre part, Schneider profite aussi en Bourse de nouvelles rumeurs. Elles concernent cette fois la cession imminente de son activité haute tension à ABB, au profit d'un renforcement simultané de ses positions sur le marché de la basse tension ultra-terminale par le biais d'un rapprochement avec Legrand. Deux hypothèses crédibles que nous avions d'ailleurs déjà soulevées. Sans douter du bien-fondé stratégique que revêtirait un tel recentrage, la réalité paraît néanmoins plus complexe. Le groupe rappelle qu'il n'a aucune urgence à vendre sa haute tension. Bien qu'il n'ait pas la taille critique dans ce métier - et il l'aura encore moins avec la libéralisation du marché de l'électricité en Europe -, cette activité reste en effet rentable. Elle lui apporte surtout la crédibilité nécessaire pour se partager, avec Alstom, le marché de la moyenne tension d'EDF. A priori, l'heure de sa vente n'a donc pas sonné et elle s'accompagnerait de la partie utilities de l'activité moyenne tension. Quant au rapprochement avec Legrand, il se justifierait par la volonté clairement affichée de Schneider Electric depuis l'acquisition de Lexel de se développer dans la basse tension ultra-terminale. Encore faudrait-il que les familles fondatrices de Legrand, qui détiennent 41 % du capital et 57 % des droits de vote, en acceptent l'augure. Si un tel rapprochement se concrétisait, la logique voudrait que Legrand, dont la capitalisation des résultats est la plus élevée, absorbe Schneider Electric. Et non pas l'inverse. Qu'importe, en Bourse, il n'y a pas de fumée sans feu... Conserver les titres acquis à 45, à 49 et à 52 euros. Nous relevons notre objectif de cours à 82 euros. Ceux qui n'ont pas suivi nos précédents conseils peuvent encore acheter, à titre spéculatif toutefois |
Pascal Chevolot |
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