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| sagem Règlement mensuel - code sicovam 7327 Sur la vague des portables |
| La Vie Financière N°2834 / Samedi 02 Octobre 1999 / Catégorie : |
A la pointe de l'innovation technologique, le groupe d'électronique est entré dans une phase d'amélioration de ses ratios d'exploitation. Les résultats semestriels sont encourageants et la valeur conserve une faible valorisation. |
VALEURS FRANÇAISES |
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a Sagem retrouverait-elle enfin la faveur des marchés ? Alors que la hausse de l'action est équivalente à celle de l'indice SBF 120 depuis le début de l'année, elle le bat nettement sur six mois, avec une remontée de 34,7 %. Ce récent rebond s'explique en premier lieu par des résul- tats semestriels encourageants. A 50,8 millions d'euros (333,2 millions de francs), le bénéfice net a grimpé de 19,4 % et se situe dans le haut de la fourchette des anticipations des analystes financiers. Le résultat d'exploitation a bondi pour sa part de 16 %, soit une fois et demie plus que la croissance du chiffre d'affaires. Une performance d'autant plus honorable que ce chiffre inclut la perte semestrielle de la Sfim. La société d'optique électronique acquise à la fin janvier 1999 a dégagé un résultat d'exploitation négatif de 10,3 millions d'euros pour un chiffre d'affaires estimé à 17 millions. La reprise des ventes de la branche défense et la bonne tenue des activités télécoms ont permis à la marge opérationnelle du groupe d'électronique de s'améliorer d'un demi-point. Plusieurs sociétés de Bourse ont révisé à la hausse leurs prévisions de bénéfices pour 1999 et 2000. Le CCF Securities a désormais un objectif de cours à moyen terme de 310 euros, soit un potentiel de hausse de 17 %. A la pointe des innovations technologiques (lancement du premier téléphone portable incorporant l'écoute de programmes radio FM), la Sagem profite à plein du boom de la téléphonie mobile. Alors que le groupe français tablait en mai dernier sur un doublement de ses livraisons cette année (de 3 à 6 millions), il s'attend désormais à produire 7 millions de terminaux. Quant aux facturations de la branche militaire, elles devraient poursuivre leur reprise entamée au début de l'année, grâce, notamment, au triplement des ventes de drones, qui atteindront 53 millions d'euros cette année. Des commandes pourraient être passées dans les prochains mois par le ministère de la Défense qui met la dernière touche à ses réflexions sur l'utilisation de ces petits avions d'observation sans pilote. Mais les investisseurs n'accorderont pas leur pleine confiance à la Sagem tant que ses deux maux endémiques n'auront pas complètement disparu. Malgré des efforts indéniables, le niveau d'information financière du groupe d'électronique laisse encore à désirer. Disposant de produits souvent reconnus pour leurs qualités techniques, il est plus avare de détails financiers quant aux marges ou perspectives de ses trois branches d'activité. Pis pour une société cotée, il n'organise même pas de réunion avec les analystes financiers et les journalistes lors de la publication de ses résultats annuels et semestriels ! Par ailleurs, la liquidité du titre n'a, pour le moment, pas été franchement améliorée par la division par 2,5 du nominal de l'action, intervenue le 26 juillet. Sur les deux derniers mois, 2 900 titres sont traités en moyenne par séance... contre plus de 4 900 entre fin mai et fin juillet ! Et l'action conserve une valorisation modérée, avec un multiple inférieur à 16 fois le bénéfice net par action attendu pour 2000, loin des niveaux de valorisation en vigueur dans le secteur des sociétés technologiques. Le titre mérite d'être redécouvert Renforcer au-dessous de 260 euros (1 705,50 francs) |
Philippe Hufschmitt |
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