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objectif : 8 % de marge d'exploitation en 2009
La Vie Financière N°3220 / Vendredi 23 Février 2007 / Catégorie : Bourse

Pierre & Vacances compte réussir son quarantième anniversaire. Le groupe multiplie les annonces de projets à court terme mais aussi à l'horizon... 2020 ! Le marché y croit.
 
Gérard Brémond, président-directeur général
 

Après le net rebond de vos profits l'an dernier, quelles sont les perspectives pour l'exercice qui sera clos fin septembre ?

G. B. Le premier semestre, qui correspond à la saison d'hiver, devrait se solder par un chiffre d'affaires stable. Noël et le Jour de l'an ont été de bonne facture, mais l'activité a été plus difficile en janvier. Elle semble mieux orientée pour février et mars. Comme chaque année, tout va se jouer cet été. Nous poursuivons également nos efforts sur les coûts et avons planifié un budget de 8 millions d'euros d'économies, dont 5 millions pour Center Parcs et 3 dans le pôle tourisme France. Nous pourrons faire un vrai pronostic sur les résultats début juin.

Maintenez-vous votre objectif d'un retour à 8 % de la marge d'exploitation pour l'exercice 2008-2009 (6,9 % en 2005-2006) ?

Cet objectif doit être atteignable. L'enjeu se situe dans le taux de remplissage estival de nos résidences, qui s'établit aujourd'hui à environ 62 %. Nous voulons vendre davantage de semaines de vacances aux clientèles étrangères et plus de courts séjours aux Français. En outre, nos nombreux projets d'ouverture de résidences donneront leur pleine puissance l'an prochain. La seconde priorité est l'accroissement des ventes directes, plus rentables que la vente via des tour-opérateurs. Anticiper une accélération de l'activité en 2007-2008 paraît raisonnable.

Quels sont vos projets ?

Le marché immobilier se porte bien, mais les terrains et immeubles à un prix raisonnable se font rares en France aujourd'hui. Nous avons six projets de résidences urbaines dont la rentabilité opérationnelle, de l'ordre de 10 %, sera supérieure à celle de Center Parcs, de Pierre & Vacances ou de Maeva. Nous inaugurerons en mars la résidence Paris - Tour Eiffel (375 appartements) dont le chiffre d'affaires est estimé à environ 15 millions d'euros. Concernant Center Parcs, le village d'Ailette, dans l'Aisne, ouvrira ses portes en juillet : 840 cottages pour un chiffre d'affaires estimé à 50 millions d'euros en moyenne annuelle et un résultat brut d'exploitation de l'ordre de 8 millions par an. Un village de plus de 800 cottages est en projet en Moselle et nous étudions une implantation en Rhône-Alpes. Sans compter 1 300 appartements neufs mis en exploitation cette année. En Espagne, nous continuons nos avancées. Un village est programmé pour l'été 2008, un second pour 2009.

Vous avez aussi annoncé plusieurs projets d'envergure avec des partenaires...

Accor et Euro Disney sont intéressés par notre business model, fondé sur la construction de résidences vendues à des particuliers ou à des investisseurs institutionnels. Ce modèle, peu consommateur de capitaux, permet de développer un parc touristique avec des risques limités. Notre partenariat avec Accor vise à développer 50 résidences urbaines en Europe en cinq ans pour un volume d'affaires de 180 millions d'euros. Grâce à la forte présence européenne d'Accor, nous gagnerons un temps considérable. Par ailleurs, nous venons de signer avec l'Etat français et Euro Disney une lettre d'intention pour la création d'un complexe touristique dénommé Villages Nature de 5 000 maisons à 6 kilomètres des parcs Disney. La première étape doit être lancée en 2010. Le coût pour l'hébergement et les équipements est estimé à 1,8 milliard financés selon notre modèle et par phases successives. L'investissement sera maîtrisé.

Quelles sont vos ambitions au Maroc ?

Le parc de résidences de tourisme y est quasi inexistant. Toutefois, même si le prix des terrains et les coûts d'exploitation sont inférieurs à ceux pratiqués en France, nous voulons limiter nos risques. Nous nous développerons donc à travers des partenariats financiers et opérationnels et privilégierons les mandats de gestion, avec des honoraires en fonction des résultats plutôt que des baux à loyers garantis. Cette équation économique nous semble rentable et raisonnable. Nous espérons lancer un premier programme immobilier et reprendre un parc en gestion dès 2008.

Qu'en est-il des acquisitions ?

Nous sommes en négociation exclusive pour la reprise des quatre villages de loisirs du belge Sunparks. L'engagement de confidentialité court jusqu'au 31 mars. Je ne peux donc rien dire. Seulement que ces parcs réalisent un peu moins de 40 millions d'euros de chiffre d'affaires et que, si les négociations aboutissent, l'investissement direct sera raisonnable. Aucun de ces nouveaux projets ne doit dégrader sensiblement notre taux d'endettement. Nous n'avons pas d'autre dossier de croissance externe en cours, mais nous restons à l'affût.

Avec un résultat net 2006 en hausse de 75 %, à 73,7 millions d'euros, n'auriez-vous pas pu verser un dividende exceptionnel ?

Nous avons augmenté le dividende de 67 %, à 2,50 euros par action, ce qui correspond à la distribution de 37 % du résultat courant. Je ne suis pas favorable à la distribution d'un dividende exceptionnel. Le cash dégagé par l'entreprise doit être prioritairement destiné à son développement.

Vous avez fondé ce groupe il y a quarante ans. Serez-vous là pour les cinquante ans ?

Ma succession n'est pas d'actualité. Pierre & Vacances n'est pas l'entreprise d'un seul homme. Le groupe s'est doté d'un comité exécutif


Croissance engrangée

En un an, Pierre & Vacances a plus que compensé la baisse des résultats de 2004-2005. Une page est tournée. Celle qui s'ouvre est prometteuse. Les projets annoncés récemment doivent assurer pour les prochaines années la progression du chiffre d'affaires et des résultats. Le groupe privilégie en effet les résidences urbaines et Center Parcs, ses deux pôles touristiques les plus rentables. Du coup, la marge d'exploitation, tombée à 6 % contre un plus-haut à 9,4 %, devrait se redresser. Après des résultats attendus stables au premier semestre, une hausse de 10 % du bénéfice net annuel hors exceptionnels est anticipée pour 2006-2007. Acheter vers 100 euros pour jouer la croissance à moyen terme A. C.

Pierre & Vacances en chiffres

Résultat

73,7 MEuro(s)

C'est le bénéfice net dégagé en 2005-2006, en hausse de près de 75 %. Le groupe a, d'un coup, comblé le retard de 2004-2005. Une performance imputable à l'activité et à une plus-value sur la vente de murs de villages.

Endettement

16 %

de dettes nettes sur fonds propres. Un ratio qui laisse une marge de manoeuvre pour financer les ambitions récemment dévoilées.

Partenariat Accor

50

résidences urbaines dans cinq ans : c'est l'objectif que se sont fixé Pierre & Vacances et Accor dans le cadre d'un joint-venture signé ce mois-ci. Une telle résidence fonctionne douze mois sur douze et est très rentable.

Performance

75 %

C'est la hausse du titre enregistrée depuis l'accroc de l'été 2005. Aujourd'hui, le cours a dépassé pour la première fois de son histoire 100 euros.

Propos recueillis par Annie Courty
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RODRIGUEZ GROUP RODRIGUEZ GROUP : 1.54€  (+14.22%) 1.76€
+14.22%
REXEL REXEL : 5.27€  (+8.56%) 5.71€
+8.56%
ORCO PROPERTY GRP ORCO PROPERTY GRP : 7.70€  (+6.80%) 8.17€
+6.80%
BENETEAU BENETEAU : 6.89€  (+5.68%) 7.35€
+5.68%
APRIL GROUP APRIL GROUP : 17.97€  (+5.23%) 19€
+5.23%
FONC.DES REGIONS 52.81€
-8.44%
PPR 47.95€
-7.10%
SCHLUMBERGER 33.76€
-6.46%
CGG VERITAS 12.07€
-6.43%
TECHNIP 25.09€
-6.06%