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notre action offre de jolies perspectives
La Vie Financière N°3158 / Vendredi 16 Décembre 2005 / Catégorie : Bourse

Alten a battu des records en 2005. Avec une croissance du chiffre d'affaires de 27 % au cours des neuf premiers mois (dont 20 points de croissance interne) et une marge d'exploitation de 14,4 % au premier semestre, le groupe de recherche et développement externalisée affirme son leadership.
 
Simon Azoulay, président-directeur général
 

Quels sont les principaux ressorts de votre marché pour les deux années à venir ?

S. A. Les études les plus sérieuses tablent, pour les trois prochaines années, sur une croissance de 6 à 8 % du marché du conseil en recherche et développement. Nous comptons bien continuer à faire mieux que le marché. A plus long terme, nous nous attendons à ce que la part de la R & D externalisée (notre métier) tende vers 30 % en France, contre 20 à 25 % actuellement. En Europe, hors France, cette activité ne représente que 10 à 15 % du total. Nous nous développons essentiellement au Benelux, en Allemagne et en Espagne, et nous avons bon espoir que les obstacles culturels à l'externalisation s'estompent peu à peu.Par ailleurs, il faut bien comprendre que la contribution de la R & D à la valeur d'un produit progresse, en particulier grâce aux économies que celle-ci permet de réaliser au cours des processus de fabrication.

Le rythme élevé de croissance interne au cours des neuf premiers mois (+ 21 %) est-il soutenable, à la fois en matière de dynamisme de vos marchés et de recrutement ?

Nous sommes capables de continuer à attirer suffisamment d'ingénieurs de qualité pour répondre aux besoins des clients. D'une part, la pénurie prévisible d'ingénieurs en France est favorable à l'externalisation de la R & D. D'autre part, notre taille, notre pluridisciplinarité et notre dimension européenne continueront à faire la différence avec nos compétiteurs. Je vous rappelle nos prévisions : d'ici à 2008, nous souhaitons porter à 6 000 les effectifs de nos ingénieurs en France, contre 4 500 actuellement. A l'étranger, nous serons 3 000, contre 1 700. Prudents, nous tablons donc sur une croissance interne minimale de 10 % en 2006 et 2007, assortie d'un complément de croissance externe de 5 % chaque année. Mais nous serions déçus de ne pas faire mieux...

Au cours du premier semestre, votre marge opérationnelle a atteint un record, à 14,4 %. Le marché doit-il s'attendre à un tassement, voire même à une baisse ?

En France, nous nous situons entre 12 et 13 % de marge opérationnelle et à l'international entre 15 et 16 %. La France est un marché mature où les acheteurs ont pris la main. Au point, parfois, que les baisses de tarifs exigées peuvent se faire au détriment de la qualité et avec des risques de paupérisation du métier d'ingénieur. Nous considérons cependant que cette dictature du tarif cassé est en train de toucher ses limites. Nous espérons donc maintenir notre marge d'exploitation en France. La progression des bénéfices viendra surtout de la croissance.

Comment évolue votre stratégie de croissance externe ? Quels sont les secteurs et les pays où vous souhaitez vous développer pour équilibrer les risques conjoncturels ?

Nous restons fidèles à nous-mêmes : à l'étranger, nous voulons grandir de la même manière en Allemagne, au Benelux et en Espagne, avec environ 500 ingénieurs de plus dans chacun de ces pays. Deux tiers nous rejoindront dans le cadre d'acquisitions. Nos conditions d'acquisition en France et en Europe sont les suivantes : des sociétés de conseil en R & D, composées à 85 % d'ingénieurs de niveau bac + 5, que nous acquerrons entre 25 et 100 % de leur chiffre d'affaires en fonction de leur rentabilité. Sur le plan sectoriel, nous voulons nous développer en France dans l'énergie, la pétrochimie et la pharmacie. Mais les secteurs de l'aéronautique, du ferroviaire et de l'automobile nous semblent toujours aussi porteurs.

Quelles sont les ressources dont dispose Alten pour financer sa croissance externe ?

Nous n'avons aucune dette. Notre trésorerie nette évolue régulièrement entre 30 et 40 millions d'euros et nous disposons d'une ligne de crédit immédiat de 100 millions. Notre potentiel d'acquisition est donc au minimum de 100 à 150 millions d'euros de chiffre d'affaires.

A combien s'élèvent l'ensemble des compléments de prix potentiellement dus aux actionnaires des entreprises acquises ? Ont-ils été entièrement provisionnés ?

Ces sommes s'élèvent à 16 millions d'euros. Tout a été provisionné.

Etes-vous satisfait du parcours du titre Alten depuis ses débuts en Bourse en 1999 ? Comment envisagez-vous les cinq prochaines années de ce point de vue ?

Nous n'avons pas une vision à court terme de notre valeur boursière. Nous sommes en croissance régulière. Nos performances aussi. Depuis notre introduction en Bourse, notre titre a été multiplié par 3,7. Notre valeur boursière reflète bien nos performances actuelles. Mais si vous considérez nos objectifs 2008 et leur réalisation, notre action offre de jolies perspectives. Ce que le marché ne perçoit pas toujours très bien, c'est que nous sommes une société de services et nous tirons donc notre valeur de la qualité de nos équipes. Nous avons une culture d'ingénieurs. Je dirais même d'ingénieurs européens. Plus largement, nous pensons que cette culture est l'une des clés du développement économique de l'Europe. Nous oeuvrons dans ce cadre-là


Un acteur performant

Le deuxième groupe de conseil et d'ingénierie en hautes technologies réalise l'essentiel de son chiffre d'affaires (85 %) auprès de grands clients de l'industrie et des télécommunications. Au premier semestre 2005, les secteurs de l'aéronautique, de l'automobile et de l'énergie ont représenté 30 % de l'activité, et les télécommunications 27 %. Alten facture ses prestations au temps passé (55 % du chiffre d'affaires), au résultat (10 %), ou selon une formule intermédiaire : le projet avec engagement de qualité (35 % ). En France, il est un des principaux acteurs du conseil en technologies derrière Altran, aux côtés d'Assystem, et devant SII, Akka Technologies et Sogeclair.

Alten en chiffres

Effectifs

9 000

C'est le nombre de salariés - principalement des ingénieurs - visés en 2008 , contre 5 700 au 30 juin 2005. En France, ils seraient 6 000 (4 500 en 2005) ; à l'étranger, 3 000 (1 700 en 2005).

Rentabilité

14,4 %

Plus de 14 % de marge opérationnelle enregistrée au premier semestre, un record pour la société et parmi les valeurs du conseil en R & D cotées en Bourse.

International

42 %

Pour les neuf premiers mois de l'année 2005, le chiffre d'affaires réalisé à l'international (Europe) a progressé de 42 %, à 86,8 millions d'euros, pour une hausse de 22 % en France, à 228 millions.

Propos recueillis par Edouard Ballot
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RODRIGUEZ GROUP RODRIGUEZ GROUP : 1.54€  (+14.22%) 1.76€
+14.22%
REXEL REXEL : 5.27€  (+8.56%) 5.71€
+8.56%
ORCO PROPERTY GRP ORCO PROPERTY GRP : 7.70€  (+6.80%) 8.17€
+6.80%
BENETEAU BENETEAU : 6.89€  (+5.68%) 7.35€
+5.68%
APRIL GROUP APRIL GROUP : 17.97€  (+5.23%) 19€
+5.23%
FONC.DES REGIONS 52.81€
-8.44%
PPR 47.95€
-7.10%
SCHLUMBERGER 33.76€
-6.46%
CGG VERITAS 12.07€
-6.43%
TECHNIP 25.09€
-6.06%