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l'activité traiteur va se développer fortement
La Vie Financière N°3165 / Vendredi 03 Février 2006 / Catégorie : Bourse

LDC Les craintes autour de la grippe aviaire ont fait baisser les ventes du numéro un français de la volaille labellisée en décembre. Le résultat d'exploitation de l'exercice 2005-2006 va chuter.
 
André Delion, directeur administratif et financier
 

Depuis octobre, le groupe souffre de la psychose de la grippe aviaire et des craintes concernant la consommation de poulet. Comment se sont déroulées vos ventes de fin d'année ?

A. D. Les ventes de décembre ont accusé une baisse de 8 à 9 %. Le risque majeur sur cette période de l'année pour LDC était la mévente des volailles festives. Il nous est resté 25 000 pièces invendues, alors que nous sommes généralement à l'équilibre après les fêtes. Nous avons donc décidé de découper et de congeler ces pièces. A charge maintenant pour les équipes du service traiteur de revaloriser ces morceaux. Mais nous ne rentrerons pas dans nos frais, avec une perte de 200 000 euros. Compte tenu de la durée d'élevage de ces volailles, d'environ six mois, et donc de leur prix de revient, nos marges seront inférieures. Cela aurait pu être pire : nous avons réalisé un volume de ventes correct grâce à une politique de promotion soutenue.

Justement, pouvez-vous nous rappeler les estimations de résultats faites en décembre dernier pour l'exercice 2005-2006 clos fin février ?

Nous indiquions le 7 décembre que la grippe aviaire aurait un impact négatif de l'ordre de 11 à 13 millions d'euros sur le résultat d'exploitation de notre branche volailles, soit un recul de quelque 20 % sur les 68,5 millions enregistrés en 2004-2005. Compte tenu du redressement de l'activité à l'international et de la poursuite du bon positionnement du pôle traiteur, le résultat d'exploitation pour l'ensemble du groupe pourrait être proche, selon le consensus de marché, de 60 millions d'euros.

Qu'en est-il de votre activité volailles après l'annonce de plusieurs cas mortels de grippe aviaire chez l'homme en Turquie ?

En octobre 2005, quinze jours de crise ont eu un impact négatif de 7,7 % sur nos ventes et, en novembre, elles ont affiché un recul de 10 % sur un mois. Notre communication, qui reposait ces dernières semaines, sur l'absence de risque pour les consommateurs à manger des volailles - ce que nous maintenons - a été mise à mal par l'apparition de ces cas mortels aux portes de l'Europe. Nous sommes revenus actuellement aux niveaux de ventes de cet automne, autant dire que nous souffrons, ce qui pourrait encore dégrader notre estimation de baisse du résultat.

Le gouvernement prévoit de débloquer 6 millions d'euros pour aider la filière avicole. Une partie sera utilisée en publicité pour rassurer les consommateurs et l'autre servira notamment à financer les indemnités de chômage partiel au sein des entreprises. Pensez-vous que cela sera suffisant ?

Nous n'avons vu aucun déblocage pour l'instant et cette enveloppe me paraît bien maigre pour l'ensemble de la filière. Beaucoup de choses sont faites en dépit du bon sens depuis le début de cette crise aviaire. La filière avicole n'a pas été spécialement écoutée. Des indications sur cette aide viennent juste de nous être fournies. Par contre, nous nous soumettons à toutes les décisions prises par le gouvernement, notamment celles concernant les mesures de confinement des animaux dans certains départements, alors même qu'elles ne se justifient pas au regard des recommandations de l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments.

Vous disposez d'un excédent net de trésorerie de 80 millions d'euros au 31 août 2005. Avez-vous des projets d'acquisition ?

Nous avons toujours dit que, dès que le pôle traiteur serait redressé, nous serions plus actifs en termes de croissance externe. Le moment est venu. Nous allons en effet tenir notre objectif d'un doublement du résultat d'exploitation pour l'exercice 2005-2006, à plus de 3 millions d'euros. LDC va donc pouvoir entrer dans une phase de prospection active, c'est-à-dire prendre le temps d'examiner les différents segments d'activité qui existent dans ce métier, mais aussi voir ce que font les uns et les autres. Mais il faut être deux pour procéder à une acquisition. Nous n'envisageons pas d'élargir notre champ d'activité et comptons rester concentrés sur ce que nous savons faire, autour des pizzas, des sandwichs et des plats cuisinés. L'activité traiteur représente environ 10 % du chiffre d'affaires de LDC actuellement et nous visons 25 % à un horizon de cinq ans. Nous gardons pour objectif un résultat d'exploitation de 6 millions d'euros pour l'exercice 2006-2007.

Et qu'en est-il du développement de votre activité à l'international ?

Notre présence en Espagne est encore assez réduite, avec un chiffre d'affaires de 25 millions d'euros et un résultat à l'équilibre cette année. 2006 sera une année de transition, nous devons en effet optimiser la gestion de la production et de la logistique entre nos deux sites d'Avilaves et de Saiz.

En Pologne, l'activité a bénéficié d'une revalorisation des tarifs et d'une reprise de l'export en 2005. Le résultat d'exploitation atteindra comme prévu 1,5 million d'euros. Notre objectif est de continuer à nous développer dans les produits transformés et de réduire la part de nos ventes aux grossistes au profit de la grande distribution, avec laquelle LDC ne réalise pour l'instant que 20 % de ses ventes. Ainsi, entre l'activité traiteur et l'international, LDC dispose de solides atouts pour traverser la crise


De la volaille aux plats

Spécialisé à l'origine dans l'abattage de poulets, le groupe LDC, connu pour ses marques Loué et Le Gaulois, a progressivement élargi son champ d'activité à la découpe et à la fabrication de produits élaborés. Les craintes d'un éventuel lien entre la consommation de volaille et le virus de la grippe aviaire a un impact déplorable sur les ventes de volailles entières. Une mauvaise passe pour le spécialiste des volailles labellisées, qui accélère le développement de son pôle traiteur. Au plus fort de la crise, cette branche d'activité a enregistré une croissance de 9,8 % hors acquisitions

LDC en chiffres

Excédent net de trésorerie

80 MEuro(s)

C'est le montant de l'excédent net de trésorerie du groupe au premier semestre 2005-2006, face à près de 340 millions d'euros de capitaux propres. Une solide structure de bilan pour financer ses acquisitions.

Capacité d'autofinancement

79 MEuro(s)

La capacité d'autofinancement en 2004-2005, qui représente entre 5 et 6 % du chiffre d'affaires annuel, permet au groupe de maintenir un bon niveau d'investissements industriels.

Evolution

+ 18,5 %

Telle est la progression des ventes de la division traiteur au premier semestre 2005 (contre 5,5 % pour le marché). Grâce à l'acquisition d'Agis (plats cuisinés et produits ethniques), LDC Traiteur est devenu numéro trois français.

Propos recueillis par Perrine Delfortrie
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RODRIGUEZ GROUP RODRIGUEZ GROUP : 1.54€  (+14.22%) 1.76€
+14.22%
REXEL REXEL : 5.27€  (+8.56%) 5.71€
+8.56%
ORCO PROPERTY GRP ORCO PROPERTY GRP : 7.70€  (+6.80%) 8.17€
+6.80%
BENETEAU BENETEAU : 6.89€  (+5.68%) 7.35€
+5.68%
APRIL GROUP APRIL GROUP : 17.97€  (+5.23%) 19€
+5.23%
FONC.DES REGIONS 52.81€
-8.44%
PPR 47.95€
-7.10%
SCHLUMBERGER 33.76€
-6.46%
CGG VERITAS 12.07€
-6.43%
TECHNIP 25.09€
-6.06%