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| intercall nM - code Sicovam 7242 prosodie nM - code Sicovam 6596 Les télécoms... |
| La Vie Financière N°2836 / Samedi 16 Octobre 1999 / Catégorie : |
Les résultats semestriels des deux sociétés liées aux télécoms réservent plutôt de bonnes surprises. Le potentiel de hausse des deux titres paraît cependant très différent. |
VALEURS FRANÇAISES |
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ntroduits sur le nouveau marché depuis moins d'un an, Intercall et Prosodie auront tenu leurs promesses. Ces deux petites sociétés de télécoms, qui interviennent dans des activités bien distinctes, viennent de publier des résultats semestriels un peu supérieurs aux prévisions présentées lors de leur arrivée en Bourse. Les chiffres peuvent induire en erreur pour Intercall. Durant les six premiers mois de l'année, le résultat net de l'opérateur de services de télécoms prépayés a été en effet déficitaire de 2,87 millions d'euros, pour un chiffre d'affaires en hausse de 132 %, à 29,3 millions d'euros. Ces pertes, anticipées et annoncées, sont cependant inférieures aux prévisions de la société. Certes, la marge sur les prestations de télécoms est inférieure d'un sixième à ce que ses dirigeants avaient anticipé. Connu fin juin, ce dérapage avait alors fait chuter l'action de 30 %. La mise en place, de février à avril, d'un programme d'acheminement des appels vers les opérateurs offrant le plus faible prix a temporairement augmenté les coûts d'Intercall. Une situation rentrée dans l'ordre depuis. Ce qui permet à son président, Claude Benchetrit, de confirmer la pertinence du plan de développement d'ici à 2001 et d'afficher des objectifs plus ambitieux pour cette année : le chiffre d'affaires devrait flirter avec les 60 millions d'euros (+ 77 %), tandis que la perte nette sera comprise entre 2 et 2,5 millions. Malgré la montée en puissance de sociétés concurrentes comme Kertel (groupe PPR) et Omnicom (GTS), Intercall a conservé son rang de numéro un français des cartes téléphoniques prépayées (sans puce). L'objectif initial d'écouler 10 millions de cartes sera dépassé. En outre, le développement à l'international se déroule bien. Les filiales espagnole et italienne pourraient être rentables dès la première année et demie d'activité, alors qu'Intercall cherche à s'implanter au Portugal et en Grèce. Enfin, les investissements devraient ralentir en raison du report du projet d'interconnexion. Prosodie a, au contraire, dépensé 8,4 millions d'euros pour la mise en place de quatre des dix-huit sites d'interconnexion prévus. Le groupe propose des prestations télécoms centrées sur quatre métiers connexes mais distincts : des services sur mesure pour serveurs vocaux de grands clients (banques, caisses primaires d'assurance maladie), de l'édition (agence de presse spécialisée), de l'ingénierie informatique et des services téléphoniques d'opérateur-fournisseur. Grâce à des services sur mesure, les résultats de Prosodie sont au rendez-vous. Au premier semestre, son résultat d'exploitation a bondi de 31 % (à 5 millions d'euros), pour des ventes en hausse de 23 %. Ces tendances positives se poursuivront au second semestre 1999. L'amortissement des investissements devrait en revanche peser sur les bénéfices du début de l'an prochain. Après plusieurs mois de stagnation, le titre s'est envolé de 60 % en trois mois, clôturant à 124,50 euros mercredi. Un cours qui valorise l'action à plus de 26 fois le bénéfice net prévu pour 2000. Et la capitalisation boursière représente 2,7 fois le chiffre d'affaires attendu cette année ! Intercall : les plus audacieux peuvent acheter Prosodie : le cours a doublé depuis notre conseil d'achat de janvier. Prise partielle de bénéfices |
Philippe Hufschmitt |
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