Archives
| gascogne règlement mensuel - code sicovam 12441 Rebond pour l'an 2000 |
| La Vie Financière N°2841 / Samedi 20 Novembre 1999 / Catégorie : |
La remontée du chiffre d'affaires au troisième trimestre montre que la crise papetière est désormais résorbée. La rentabilité du groupe progressera en l'an 2000. |
VALEURS FRANÇAISES |
|
Une bonne nouvelle n'arrive jamais seule. Le groupe Gascogne s'en félicite. D'une part, l'activité reprend de l'ampleur. Au troisième trimestre, le chiffre d'affaires a progressé de 3,4 %. Une évolution qui était loin d'être acquise, compte tenu de la forte pression exercée sur les prix de la pâte à papier depuis douze mois et qui s'est traduite par un repli du chiffre d'affaires au premier semestre. Ainsi, sur l'ensemble de 1999, le niveau du chiffre d'affaires pourrait finalement être équivalent, à quelques millions près, à celui de 1998 (510 millions d'euros). Autre élément prometteur pour le groupe : la concrétisation de ses objectifs de productivité dans les branches bois et distribution. La première a bénéficié de la mise en service de la nouvelle scierie de Saint-Symphorien. La seconde a été fortement restructurée. Elle ne compte plus que deux entrepôts, contre vingt-trois en 1996. Certes, ces éléments positifs ne suffiront pas à changer les prévisions, plutôt moroses, de 1999. Le bénéfice, comme prévu, devrait être en retrait par rapport aux 12,8 millions de 1998. En revanche, le redressement de l'activité en 2000 (+ 6 %) s'accompagnera d'une nette amélioration du profit. Certains experts s'attendent à une progression de 30 %, à 15,9 millions d'euros. Cette évolution devrait se poursuivre l'année prochaine avec la montée en puissance des branches restructurées et l'évolution favorable des volumes et des prix. Gascogne a déjà répercuté dans ses tarifs (+ 7 % en septembre) la hausse du prix de la pâte à papier observée depuis quelques mois. Cette amélioration devrait profiter par contagion à l'ensemble des activités de l'entreprise. L'effet prix sera particulièrement significatif sur la partie kraft, mais également sur les branches bois et distribution, l'objectif de marge sur chiffre d'affaires affiché par la direction demeurant de 2,5 %. Le groupe, en toute logique, franchira une étape importante l'année prochaine, alors qu'il a enregistré des performances quasi stables depuis cinq ans, comprises entre 80 et 85 millions d'euros. La marge d'exploitation et de rentabilité des capitaux investis devrait croître de manière significative. Et le titre pourrait ainsi sortir du couloir étroit compris entre 74 et 80 euros dans lequel il évolue depuis six mois. La décision de la direction de procéder à l'annulation de 10 % du capital du groupe permettra au bénéfice net par action de l'entreprise de progresser en 1999, en dépit de la mauvaise performance du premier semestre. Cette mesure aura un effet relutif mécanique estimé à environ 7,5 %. Pour redonner un peu de couleur à la valeur, la société a par ailleurs chargé ING Barings Ferri d'animer le titre, qui pâtissait d'un manque de liquidité évident. L'appréciation, à moyen terme, du cours de Bourse paraît donc très probable, d'autant qu'il présente une sous-évaluation patente. Il pourrait bénéficier par ailleurs des rumeurs récurrentes concernant un possible rachat ou une prise de contrôle du papetier par un groupe prédateur. Avec un flottant de 72 %, Gascogne est facilement opéable. Le reste du capital est détenu par les actionnaires régionaux et les salariés, qui contrôlent au total 13,2 % des titres, et par trois banques (Société générale, BNP, Crédit agricole). Pour un acquéreur potentiel, ce pourrait être le moment d'acheter, le groupe étant nettement sous-valorisé par rapport à son actif net. Il ne se paie actuellement que 9,2 fois son bénéfice attendu en l'an 2000 Acheter. La rentabilité du groupe progressera en l'an 2000. A moins que le titre ne soit, d'ici là, réveillé par une OPA. |
Michel Blanchot |
Copyright © La Vie Financière. Tous droits réservés. |
Toutes les archives /
Retour




