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foires et salons Un nouveau secteur en Bourse
La Vie Financière N°2827 / Samedi 14 Aout 1999 / Catégorie :

L'organisation d'événements devient un secteur à part entière et compte désormais six valeurs cotées. Les restructurations en cours devraient favoriser l'émergence de leaders. Nos valeurs préférées.
 
VALEURS FRANÇAISES
 
Brusque rebond de l'action Paris Expo à la mi-juin, avec une progression de 25 % en l'espace d'un mois. Ce n'est pourtant pas la frénésie au Parc des expositions de la porte de Versailles de Paris à cette époque de l'année. Le marché aurait-il donc pris conscience de la relative sous-valorisation du titre ?  Non ! En fait, c'est l'irruption de Générale Location dans l'actionnariat de Paris Expo, avec plus de 15 % du capital, qui est à l'origine de cette hausse inhabituelle. La direction de cette société lyonnaise, spécialisée dans l'installation de salons, explique cet investissement par les synergies qu'une telle opération devrait lui apporter. Elle a été saluée par une hausse de 28 % de l'action Générale Location. Néanmoins, elle est jugée hostile. Les actionnaires majoritaires de Paris Expo (à la tête de 36 % du capital), réunis en pacte, ont réaffirmé leur vocation à rester actionnaires de référence. Générale Location souhaite continuer à monter dans le capital sans pour autant en prendre le contrôle. La valeur conserve en cela un certain intérêt spéculatif.  Toutefois, elle n'a jamais vraiment attiré les foules. Pourtant, l'exercice 1998 a été exceptionnel pour la société, avec une hausse de plus de 20 % de son chiffre d'affaires et une croissance de 24 % du bénéfice. Pour 1999, l'activité ne devrait accuser qu'un léger retrait. Mais en 2000, elle pourrait se contracter plus nettement. La question est donc de savoir si Paris Expo parviendra à maintenir une rentabilité supérieure à 10 % ainsi que son dividende au niveau de 1998 (1,30 euro). Rien n'est moins sûr.  Paradoxalement, l'activité des salons et expositions associe à la fois une bonne visibilité (chiffre d'affaires récurrent) et une forte sensibilité aux cycles (en bas de cycle, les budgets salons sont les premiers rognés). C'est pour amortir ce caractère cyclique que Générale Location s'est invitée dans Paris Expo. Une orientation nécessaire dans un marché considéré comme mature en France. Pour cette année, Générale Location prévoit une croissance à deux chiffres de son activité, malgré des facturations semestrielles qui ne progressent que de 3 % en raison d'un effet Coupe du monde défavorable. En 1998, alors que le chiffre d'affaires a largement dépassé toutes les attentes (853 millions de francs), le bénéfice a progressé de 23,5 %. Générale Location, aux côtés du groupe Melrom (850 millions de francs de chiffre d'affaires), fait figure de « géant » dans un secteur très atomisé. De ce fait, elle devrait jouer un rôle actif dans sa recomposition. Le groupe Melrom, qui n'est pas coté en Bourse, a récemment pris le contrôle de la société Jaulin et étendu ses activités au domaine de l'événementiel. Un secteur connexe à celui des salons et expositions et dont l'activité bat son plein en été avec les festivals, événements sportifs, concerts en plein air et fêtes publiques en tout genre.    Le leader européen du modulaire (les fameux préfabriqués), Algeco, loue depuis une dizaine d'années des installations pour ce type de manifestations (sanitaires et bâtiments temporaires). Cette activité, qui offre une bonne visibilité et des marges acceptables, reste cependant marginale (5 % du chiffre d'affaires). Porteuse d'image, elle a vocation à être développée. Sur l'exercice clos le 30 septembre prochain, Algeco prévoit un chiffre d'affaires global de 247 millions d'euros (+10 %), avec une progression similaire du résultat net. Mais on ne peut guère considérer Algeco comme une véritable référence dans le secteur, contrairement à la société alsacienne Walter.  Le titre de cette société, qui a subi des prises de bénéfices après être revenu sur son plus haut de 110 euros en début d'année, est aujourd'hui de nouveau à des cours d'achat. Le rythme de croissance de ce spécialiste des structures mobiles en aluminium et en toile synthétique devrait s'accélérer cette année avec trois importantes acquisitions (22,9 millions d'euros de chiffre d'affaires). Kara Guillon, analyste à la société de Bourse Portzamparc, estime par ailleurs que le succès du nouveau produit Révolution est un gage de croissance. Déjà au premier semestre, Walter affiche une croissance de 50 % de ses facturations (37,9 millions d'euros). Sur l'ensemble de l'exercice, un chiffre d'affaires de 500 millions de francs est attendu. Mais il subsiste une inconnue : l'impact des croissances externes sur les marges. Les comptes semestriels devraient rapidement dissiper ces craintes. L'intérêt du marché pour ces deux ex-vedettes du second marché ne se dément pas. Mais leurs métiers ne se réduisent pas aux manifestations et salons.    Les entreprises plus liées au secteur souffrent d'un manque de visibilité et de leur taille réduite. De plus, il est difficile de valoriser des sociétés au statut à la fois industriel et de service. Ainsi, les niveaux de valorisation de Créatifs Exposition peuvent paraître faibles (9 fois les bénéfices estimés pour 1999), d'autant plus que la société affiche des taux de croissance élevés. Cette année, elle prévoit un chiffre d'affaires de plus de 200 millions de francs et 300 millions en 2000. Malgré cela, le parcours en Bourse de Créatifs Exposition n'est pas glorieux. En effet, sa stratégie, qui est pour l'essentiel fondée sur la croissance externe, paraît floue. Deux nouvelles acquisitions ont été annoncées et une autre est en cours. Mathieu Ménégaux, le directeur général adjoint de Créatifs Exposition, assure que les dernières opérations devraient être relutives (positives pour le résultat) et ne pèseront pas dans la structure de bilan. Mais les résultats 1998, obérés par des charges non récurrentes liées à l'intégration d'une acquisition, ont jeté le doute sur la capacité de la société à absorber un rythme de croissance élevé. En fait, il semble que seule l'accélération de la concentration du secteur pourrait entraîner une logique revalorisation des sociétés cotées.  Tableau :  Un faible niveau de valorisation   Le Public Système : forte croissance à court terme  Quel est le point commun entre le Festival du film américain de Deauville et la Fête des grands-mères ? La société Le Public Système, cotée au second marché depuis juillet 1998. Elle est spécialisée dans l'organisation d'événements médiatiques et dans les relations publiques. Un domaine de la communication hors médias en forte croissance. De nombreux analystes recommandent le titre en raison de sa sous-valorisation par rapport à ses perspectives. Certes, la société a publié des résultats 1998 meilleurs que prévu et relevé ses estimations de chiffre d'affaires à 270 millions de francs pour cette année. Elle devrait en outre bénéficier des nombreuses manifestations qui seront organisées pour l'an 2000. Mais au-delà, la croissance est-elle assurée ? Par le passé, la société n'a pas toujours affiché une progression régulière. Et même si les perspectives sont séduisantes, le parcours de l'action, qui n'a pas été très régulier, traduit bien ces interrogations


Xavier Diaz
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RODRIGUEZ GROUP RODRIGUEZ GROUP : 1.54€  (+14.22%) 1.76€
+14.22%
REXEL REXEL : 5.27€  (+8.56%) 5.71€
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ORCO PROPERTY GRP ORCO PROPERTY GRP : 7.70€  (+6.80%) 8.17€
+6.80%
BENETEAU BENETEAU : 6.89€  (+5.68%) 7.35€
+5.68%
APRIL GROUP APRIL GROUP : 17.97€  (+5.23%) 19€
+5.23%
FONC.DES REGIONS 52.81€
-8.44%
CGG VERITAS 12.07€
-6.43%
TECHNIP 25.09€
-6.06%
JC DECAUX 13.03€
-5.78%
GEMALTO 16.66€
-5.56%