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| fiat comptant valeurs étrangères - code sicovam 5960 Encore une année difficile |
| La Vie Financière N°2822 / Samedi 10 Juillet 1999 / Catégorie : |
La firme de Turin se débat pour sortir la tête de l'eau. Les efforts du nouveau patron, Paolo Fresco, déboucheront à terme sur une alliance avec un autre constructeur. |
VALEURS ÉTRANGERES |
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C ertains anniversaires tombent mal. Quand, dans quelques semaines, Gianni Agnelli célébrera le centième anniversaire de Fiat et évoquera les heures de gloire de la maison, il ne manquera pas de penser aux difficultés qui frappent son empire, dont plus de la moitié de l'activité est réalisée par la division automobile. Tout d'abord, les pays émergents, Brésil et Europe orientale en tête, où la récession a pesé sur les ventes du groupe. Ensuite, l'Italie, son marché domestique, qui a été pénalisée par la fin des primes à la casse. Enfin, la guerre des prix en Europe, qui a laminé les marges de sa voiture phare, la Punto. Sans surprise, l'année 1998 a été mauvaise, le groupe enregistrant une réduction de près de moitié de son bénéfice net, à 916 millions d'euros. L'exercice en cours s'annonce tout aussi délicat. Les résultats du premier trimestre le confirment. Fiat Auto, qui a vu son chiffre d'affaires baisser de 14 %, à 5,6 milliards d'euros, a enregistré une perte d'exploitation de 110 millions d'euros, contre un bénéfice de 8,2 millions d'euros pendant la même période de 1998. Les baisses des ventes de matériel agricole (New Holland) et de véhicules utilitaires (Iveco) ont également pesé sur les comptes. Paolo Fresco, le nouveau patron, a reconnu que les objectifs de rentabilité seraient difficiles à tenir cette année, en dépit d'un espoir de redressement de l'activité au second semestre lié au lancement de nouveaux modèles, la Punto II en juillet et la Lybra de Lancia en septembre. L'avenir du groupe passerait-il par un rapprochement avec un autre constructeur ? La décision de proposer en février dernier le rachat de Volvo prouve que la direction de la firme à Turin y pense. Une telle fusion aurait apporté au groupe italien le complément dont il a besoin dans le haut de gamme et la taille critique dans le poids lourd. Mais le constructeur suédois l'a éconduit au profit de Ford. « L'acquisition de Volvo aurait donné une nouvelle dynamique à l'ensemble, souligne un analyste financier. Désormais, Fiat doit reprendre les choses les unes après les autres, division par division », ajoute-t-il. Sans rejeter l'idée d'une alliance avec un autre constructeur, Paolo Fresco a expliqué, lors de l'assemblée générale des actionnaires, qu'il souhaitait continuer dans un premier temps à « se renforcer » pour arriver « en position de force » à un éventuel rapprochement. Fiat a d'ailleurs réalisé dernièrement une série d'accords, le dernier en date étant avec Case, racheté par sa filiale de matériel agricole, New Holland. Il est sur le point d'en signer un avec Mitsubishi pour produire un véhicule 4 x 4. « Il s'agit de présenter Fiat sous un jour plus attractif et d'avoir des marges de manoeuvre plus larges », souligne un autre analyste. En attendant, les spéculations vont bon train. Un magazine italien a fait état de discussions entre Fiat, Ford et General Electric pour une alliance autour de la division automobile. L'arrivée au conseil d'administration de Jack Welch, le patron du géant américain de l'énergie, dont Paolo Fresco fut le numéro deux, renforce le sentiment que cette idée n'est pas dénuée de sens. Le titre de la firme italienne s'est par ailleurs fortement apprécié en début de semaine dernière sur une autre rumeur selon laquelle des négociations auraient eu lieu avec DaimlerChrysler en vue d'une fusion Graphique : Cotation à Milan en euros depuis 1994 Chiffre d'affaires 98 : 45,4 Mds E BNPA 99 (e)/2000 (e) : 0,10 E/0,14 E Résultat net 98 : 916 M E PER 98/99 (e) : 32,4/23,6 Capitalisation (au 7.7) : 12,1 Mds E Dividende 98 : 0,07 E Capitalisation/Chiffre d'affaires 98 (e) : 0,26 Rendement global : 2 % Nombre de titres échangés : 17 millions par jour, en moyenne. Acheter. Malgré un multiple élevé, la valeur dispose d'un intérêt spéculatif indéniable |
Michel Blanchot |
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