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| assicurazioni generali Bourse de Milan - code Sicovam 906648 L'ombre d'Axa plane |
| La Vie Financière N°2830 / Samedi 04 Septembre 1999 / Catégorie : |
Les rumeurs d'OPA d'Axa sur le Lion de Trieste ont peut-être été un peu vite écartées. Des bouleversements dans le capital sont probables. |
VALEURS ÉTRANGERES |
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n manque de transparence indigne du quatrième assureur européen coté. » Ce commentaire d'un analyste en dit long sur la méfiance de la communauté financière à l'égard de la compagnie italienne. Sur les vingt-trois recommandations d'experts recensées par la banque de données I/B/E/S, huit sont positives, avec seulement trois franches recommandations d'achat. Leur principal grief ? L'opacité des comptes rend difficile la comparaison entre les Generali et leurs pairs européens malgré des atouts stratégiques indéniables. Elle explique, en partie, la pâleur de la performance boursière (+ 5,8 % sur les douze derniers mois) comparée à celle d'un groupe comme Axa (+ 15,1 %). La semaine dernière, deux quotidiens italiens, La Repubblica et Il Sole 24 Ore, ont largement repris des rumeurs qui circulaient à Milan, d'une éventuelle offre d'Axa sur les Generali. Le premier relevait les « convictions » de la Bourse sur le projet d'OPA d'Axa sous réserve de trouver un associé italien. Des spéculations considérées d'autant plus sérieusement par les observateurs que l'assureur français a indiqué à plusieurs reprises son intention de se renforcer sur le marché italien. Des analystes spécialistes du secteur relèvent la complémentarité des deux groupes, avec des sphères d'influence très différentes : Generali en Allemagne, Autriche, Hongrie, Italie et Espagne ; Axa en France, Allemagne, Royaume-Uni et Belgique. Il n'en fallait pas plus pour que l'action des Generali gagne 4,8 %, à 33,65 euros, le 24 et que plus de 1 % du capital du Lion de Trieste change de mains. Las, le soufflé est vite retombé. Selon un analyste financier milanais, « lancer aujourd'hui une offre publique coûterait cher, pour ne pas dire que ce serait dangereux » car cela risquerait de provoquer une guerre entre Axa et son rival allemand Allianz, tous deux aux premiers rangs mondiaux. La compagnie de Claude Bébéar achète généralement des entreprises mal valorisées à la suite d'erreurs de gestion, ce qui n'est pas le cas des Generali, souligne par ailleurs un spécialiste du secteur à Paris. Des évidences qui ont rendu d'autant plus crédibles les démentis d'Axa. Il reste qu'il ne fait aucun doute, aux yeux des observateurs locaux, qu'il y a urgence à stabiliser l'actionnariat des Generali. Ses trois principaux partenaires sont la banque d'affaires milanaise Mediobanca (11,3 % du capital), la Banque d'Italie (4,9 %) et le groupe Lazard (4,8 %). Ce dernier a mal digéré l'affront du renvoi pour le moins inélégant d'Antoine Bernheim lors de l'assemblée générale du 30 avril. Ami de Claude Bébéar, il convient de le rappeler, celui-ci avait pourtant permis aux Generali de vendre en douceur leurs participations dans Axa à hauteur de près de 6 milliards de francs en 1996. Avant de les lancer dans une politique d'internationalisation mise en échec par Allianz dans la conquête des AGF mais couronnée de succès dans celle du troisième assureur allemand AMB. Beaucoup voient dans les derniers événements la main d'Antoine Bernheim qui serait bien décidé à ne pas en rester là. Quoi qu'il en soit, ceux qui ont des visées sur les Generali feraient bien de se déclarer rapidement. Car c'est plutôt une montée en puissance de Mediobanca et de ses alliés qui risque de se produire. L'assureur italien n'a jamais fait mystère de sa volonté de se renforcer en Italie. A Milan, on parle beaucoup de l'absorption de compagnies plus petites comme Fondiaria et SAI, qui aurait pour effet mécanique de renforcer le poids de la vénérable banque d'affaires Tableau : Les assurances européennes malmenées. Acheter à titre spéculatif à moins de 30 euros |
Aldo Sicurani |
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