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| accor Règlement mensuel - code sicovam 12040 Vers une acquisition majeure ? |
| La Vie Financière N°2817 / Samedi 05 Juin 1999 / Catégorie : |
Avec un ratio d'endettement de 60 %, le groupe dispose d'une capacité d'investissement inemployée. Malgré le rachat des hôtels de Vivendi, le titre stagne. |
VALEURS FRANÇAISES |
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A près une belle progression en début d'année (le titre a gagné plus de 24 % depuis le 1er janvier), l'action végète, ce printemps, au-dessous de 250 euros. La valorisation d'Accor se situe actuellement dans la moyenne basse du secteur en Europe (10 fois l'excédent brut d'exploitation estimé pour cette année). Le groupe ne bénéficie d'aucune prime alors qu'il est leader en Europe et le plus internationalisé. Une situation qui pourrait s'éterniser, selon l'avis de certains spécialistes. « Le marché attend une acquisition majeure, si possible en Asie, car c'est là que se situera la croissance touristique dans les années à venir », commente un analyste. Accor, via AAPC, sa filiale à 100 %, surveille de près les dossiers de reprise qui circulent dans cette région, mais les prix sont encore trop élevés. Néanmoins, l'hôtelier français est conscient que sa situation financière n'est pas optimale, avec un ratio d'endettement limité à 60 %. Compte tenu de la faiblesse des taux d'intérêt, un taux de 100 %, voire plus, serait beaucoup plus satisfaisant. « Avec un ratio d'endettement d'une fois les fonds propres et compte tenu de notre capacité d'autofinancement, des obligations convertibles à échéance 2000 et des 300 millions d'euros de cession d'actifs qu'il nous reste à effectuer, nous disposons d'une capacité d'investissement de 3 milliards d'euros », avance Benjamin Cohen, directeur financier du groupe. De quoi faire de belles emplettes ! D'autant que, dans l'hôtellerie, les acquisitions sont un moyen beaucoup plus rapide que la croissance organique d'améliorer sa rentabilité. Le groupe, qui affichait en 1998 un retour sur capitaux employés (Roce) de 11,2 %, s'est donné comme objectif de parvenir à 15 % d'ici à 2001. Une limite difficile à atteindre uniquement par croissance interne. Depuis le début de l'année, le groupe multiplie donc les petites acquisitions : Frantour, la chaîne Good Morning et, dernièrement, les hôtels de la CGIS, filiale de Vivendi. Une acquisition payée 3,1 milliards de francs. Mais Accor, qui s'est allié pour l'occasion à deux fonds d'investissement américains, Colony et Blackstone, ne déboursera en fait que 400 millions de francs en direct. Cet investissement lui permet de mettre la main sur cinquante-deux établissements situés en région parisienne, qui seront intégrés à ses propres enseignes Mercure (trois étoiles) et Sofitel (quatre étoiles). Au premier trimestre, Accor a vu son chiffre d'affaires s'accroître de 7,4 %, à périmètre et change constants. Le groupe, via sa filiale Motel 6, résiste bien au ralentissement qui pèse sur le secteur hôtelier aux Etats-Unis. L'activité en Grande-Bretagne, qui devait connaître un retournement de cycle cette année, se maintient elle aussi. Seul problème, les titres de services (chèques restaurant) dont le chiffre d'affaires a chuté de 7,2 % au cours des trois premiers mois de l'année, pénalisé par la crise brésilienne et la dépréciation du real. Mais la société estime que la situation devrait s'améliorer au cours des prochains mois dans ce pays. Pour cette année, Accor table sur une croissance à deux chiffres de son activité. Les analystes prévoient un résultat net compris entre 350 et 360 millions d'euros, soit une progression de 20 %. Un chiffre déjà intégré dans le cours actuel de l'action Graphique : Cotation à Paris en euros depuis 1994 CA 98 : 5 623 M E (36 884 MF) BNPA 99/2000 (e) : 8,90/10,30 E Résultat net 98 : 297 M E (1 948 MF) PER 99/2000 (e) : 26,8/23,2 Capit. (au 2.6) : 8 624,3 M E (56 571,7 MF) Dividende 98 : 4 E (26,24 F) Capitalisation/Chiffre d'affaires 98 : 1,5 Rendement global : 2,5 Nombre de titres échangés : 178 400 par jour, en moyenne. Alléger vers 250 euros (1 639,89 francs) |
Pierre-Yves Lepeltier |
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