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Zodiac, Thales, Lisi : trois valeurs à privilégier en 2007
La Vie Financière N°3212 / Vendredi 29 Décembre 2006 / Catégorie : Bourse

Le secteur de l'aéronautique et de la défense, plombé par les déboires de l'A380 en 2006, bénéficiera d'un horizon plus dégagé en 2007, grâce à une croissance toujours soutenue.
 

Tout était parti pour que ce soit une belle et bonne année. 2006 devait s'inscrire dans le mouvement de forte croissance entamé en 2003 que rien n'était en mesure d'arrêter, si ce n'est la tempête provoquée par l'A380. L'annonce d'un retard de deux ans du superjumbo d'Airbus a fortement perturbé l'avionneur et l'ensemble de la filière, qui vit de ses commandes. A cela s'est ajoutée la faiblesse persistante du dollar, qui a rendu les groupes industriels du Vieux Continent moins compétitifs. Finalement, 2006 se solde par un contraste singulier : alors que l'activité a peu faibli, la rentabilité s'est nettement dégradée.

Une situation qui conduit à être plus sélectif : nous privilégions désormais des acteurs comme Thales, Zodiac ou Lisi. Car, globalement, la période d'incertitude qui s'est ouverte avec la crise d'Airbus ne remet pas en cause le cycle aéronautique, dont le pic est loin d'être atteint. Plusieurs éléments militent dans ce sens : le besoin de renouvellement des flottes des compagnies aériennes américaines, la demande des pays émergents en forte croissance, la bonne orientation du trafic aérien et, enfin, les ruptures technologiques induites par les nouveaux avions, comme le B787, l'A380 ou le futur A350, plus performants tout en étant plus économes.

Côté défense, si des préoccupations budgétaires sont de nature à restreindre les budgets militaires européens, les dépenses pourraient se redresser dans des zones géographiques comme la péninsule Arabique.

Thales

Le spécialiste de l'électronique de défense a passé deux années difficiles, ponctuées par des rumeurs, plaçant le groupe au centre d'une nouvelle vague de consolidations. Mais le président, Denis Ranque, a montré sa capacité à résister aux vents contraires. Le rapprochement avec DCN, qui a traîné en longueur, vient d'être conclu, et celui avec Alcatel dans les satellites est en bonne voie. Au terme de cessions d'actifs, Thales apparaît recentré sur son coeur de métier : l'électronique militaire et civile. Par ailleurs, le spécialiste pourrait s'engager dans une politique de croissance externe. Certains actifs de Safran sont susceptibles de l'intéresser et il peut envisager aussi des regroupements dans le domaine des satellites avec l'italien Finmeccanica. Thales est désormais en ordre de marche pour, enfin, dégager des résultats satisfaisants, d'autant que la protection du territoire et des frontières, spécialité du groupe, fait partie des priorités sécuritaires des Etats européens. Les analystes de Natexis Bleichroeder tablent sur un multiple - valeur d'entreprise/excédent brut d'exploitation - de 9,7, ce qui conduirait logiquement le titre à un niveau de cours proche de 44 euros.

Zodiac

Soumis à rude épreuve au cours de son exercice 2005-2006, le groupe a su montrer sa capacité à générer de l'activité et des résultats (marge opérationnelle de 13,4 %). Il a réduit sa sensibilité vis-à-vis du dollar en réalisant des acquisitions dans cette zone. La marge d'exploitation pourrait à nouveau s'améliorer en 2006-2007, associée à une progression du chiffre d'affaires de l'ordre de 7 %. Même si les engagements en recherche-développement ont légèrement grevé la génération de trésorerie, l'endettement est resté stable (1,3 milliard d'euros). Sa position de leader dans le domaine des équipements aéronautiques et les synergies attendues dans le cadre des acquisitions réalisées dans le maritime doivent contribuer à faire progresser la rentabilité.

Lisi

Cet équipementier de moindre taille (700 millions d'euros de chiffre d'affaires) se singularise par sa très belle performance réalisée dans le secteur de l'aéronautique, qui compense largement ses difficultés dans l'automobile. Le groupe le doit à son avancée en territoire américain, où il dispose d'une filiale qui travaille pour Boeing. La surchauffe rencontrée sur ses sites outre-Atlantique pourrait d'ailleurs conduire à rapatrier de l'activité en France, où les usines disposent de capacités de production inemployées, consécutives aux déboires d'Airbus.

EADS et Safran

Promis, il y a un an, à un bel avenir boursier, il faudra attendre avant que les titres de ces deux acteurs majeurs du secteur retrouvent des couleurs. Les deux décisions prises par Louis Gallois, patron d'Airbus et EADS, et les actionnaires - mettre en place le plan de réduction des coûts, Power8, et lancer l'A350XWB, pour concurrencer Boeing - vont dans le bon sens. Il aura néanmoins besoin de temps et d'argent (on parle d'une possible augmentation de capital) pour assainir la situation. L'histoire de Safran est celle d'une fusion ratée qui s'est soldée par des tensions très vives au sein même de la direction de l'entreprise. Le maintien au conseil de surveillance de son ancien président Mario Colaiacovo, remplacé par Francis Mer, qui, lorsqu'il était ministre des Finances, était opposé au rapprochement de Snecma et de Sagem, ainsi que le maintien de Jean-Paul Béchat à la tête du directoire jusqu'en septembre 2007 ne sont pas de nature à résoudre rapidement les problèmes du groupe. Par ailleurs, l'approche de l'élection présidentielle rend difficile la cession éventuelle de la division téléphonie mobile, largement responsable de la chute de la rentabilité. Il nous semble néanmoins qu'il soit trop tard pour vendre, sachant que Snecma, dans le secteur aéronautique et défense, dispose d'un portefeuille de produits et d'un carnet de commandes remarquables



Conseil : Thales : renforcer en vue de l'amélioration des résultats
Michel Blanchot
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RODRIGUEZ GROUP RODRIGUEZ GROUP : 1.54€  (+14.22%) 1.76€
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REXEL REXEL : 5.27€  (+8.56%) 5.71€
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ORCO PROPERTY GRP ORCO PROPERTY GRP : 7.70€  (+6.80%) 8.17€
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BENETEAU BENETEAU : 6.89€  (+5.68%) 7.35€
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APRIL GROUP APRIL GROUP : 17.97€  (+5.23%) 19€
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FONC.DES REGIONS 52.81€
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PPR 47.95€
-7.10%
SCHLUMBERGER 33.76€
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CGG VERITAS 12.07€
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TECHNIP 25.09€
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