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| Wavecom affole la Bourse |
| La Vie Financière N°3086 / Vendredi 30 Juillet 2004 / Catégorie : Actualité |
EN BAISSE |
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Le groupe vient d'annoncer des comptes semestriels alarmants, et le remplacement de son directeur général et cofondateur, Aram Hékimian, par l'Américain Ronald Black. Sa mission : redéfinir, d'ici à fin septembre, la stratégie et le modèle économique. Il est notamment question de chercher un repreneur pour la branche DCD (modules électroniques pour téléphones portables), qui pâtit d'une très forte pression sur les prix de vente. Wavecom pourrait alors concentrer ses efforts sur l'autre division, la communication sans fil entre machines. Jugée saine, elle dispose d'un fort potentiel de croissance, malgré la concurrence (Siemens notamment). Cette activité consiste par exemple à créer des systèmes et modems permettant de relever des compteurs électriques à distance, ou d'enregistrer un paiement par carte sans reposer le terminal sur son socle. Mais il y a urgence. Les analystes financiers estiment en tout cas que le plan de restructuration est très insuffisant. Son coût est estimé dans le bas de la fourchette initialement annoncée de 10 à 15 millions. Il s'agit de ramener les effectifs de 860 personnes fin 2003 à 600 pour fin 2004 (et non plus à 560, comme avancé en janvier). Soit une compression de 30 %, alors que le chiffre d'affaires pourrait fondre de 70 %. Au premier semestre, les facturations ont en tout cas été divisées par deux, à 76,9 millions. Idem l'an passé, où elles étaient tombées à 271,8 millions, contre 549,5 millions en 2002. La perte nette semestrielle s'est alourdie à 40,1 millions, contre 10,6 millions sur les six premiers mois de 2003, ce qui a provoqué une chute du cours de Bourse de 23 % en une seule séance. Du coup, le bilan de la société présidée par Michel Alard s'affaiblit rapidement, avec une trésorerie nette tombée à 56,2 millions fin juin, contre 103 millions fin décembre. Un rythme de consommation du cash insoutenable : le temps presse, même s'il subsiste encore 100 millions de fonds propres. Conseil : Rester à l'écart. L'action est chère : le cours correspond à la trésorerie nette par action encore disponible fin juin |
Jean-Luc Champetier |
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