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| Wal-Mart révise ses prévisions à la baisse |
| La Vie Financière N°3104 / Vendredi 03 Décembre 2004 / Catégorie : Actualité |
EN BAISSE |
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Les fêtes de fin d'année commencent mal pour Wal-Mart. Deux semaines seulement après avoir proclamé que ses ventes de Noël allaient vraisemblablement être « supérieures à celles de 2003 », le numéro un mondial de la distribution a nettement moins le moral. Il vient de réviser à la baisse ses prévisions de ventes relatives au mois de novembre. Celles-ci ne devraient finalement croître que de 0,7 %, au lieu des 2 à 4 % prévus. Cette révision drastique a entraîné une chute de près de 4 % du titre en une seule séance, le 29 novembre, dans de forts volumes d'échanges. A l'origine de ce revirement, le week-end prolongé des fêtes de Thanksgiving, qui marque le début des ventes de Noël. Une période cruciale pour les distributeurs, qui y réalisent en moyenne 23 % de leur chiffre d'affaires annuel. Ces deux jours n'ont pas été aussi porteurs que prévu. De l'aveu même de la direction, cette contre-performance s'explique par une moindre agressivité commerciale face à ses concurrents. Cette politique commerciale trop timorée a d'autant plus nui à Wal-Mart que, dans le même temps, la concurrence redoublait ses efforts en matière de prix. Le géant américain a d'ailleurs annoncé qu'il allait les diminuer au cours des prochaines semaines, ce qui pèsera sur ses marges. Mais, en attendant de voir s'il réussit à sauver sa saison, la contre-performance du leader mondial de la distribution a semé le trouble à Wall Street. Elle tranche en effet curieusement avec les propos tenus par la fédération américaine des distributeurs, selon laquelle le week-end de Thanksgiving a été « détonant ». A l'approche de la période cruciale de fin d'année, les investisseurs se demandent donc si la contre- performance de Wal-Mart est propre au groupe ou si elle annonce une baisse de la consommation outre-Atlantique. Le niveau élevé du cours du pétrole et les mauvais chiffres de l'emploi pourraient freiner les dépenses pendant les fêtes et, plus globalement, ralentir la consommation des ménages, une composante essentielle de la croissance américaine. Conseil : Rester à l'écart. La valorisation demeure trop élevée compte tenu des incertitudes actuelles |
Elisabeth Watripon |
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