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Universal faiblesse
La Vie Financière N°2872 / Samedi 24 Juin 2000 / Catégorie :

En raison des incertitudes sur les taux d'intérêt, les investisseurs ont réduit leurs positions, en priorité sur les valeurs offensives, comme Vivendi.
 
LA TENDANCE
 
"Un investissement à long terme, c'est un investissement à court terme qui a mal tourné », raillent généralement les esprits facétieux. Eu égard à la dégringolade de l'action Vivendi (- 24 % en six séances), il est à prévoir que le groupe dirigé par Jean-Marie Messier (maison mère de La Vie financière, via Havas) figure désormais dans la catégorie des... investissements à long terme. Pis, après l'annonce des modalités de fusion entre Vivendi, Canal+ et le canadien Seagram, une société de Bourse réputée de la place n'a pas hésité à modifier ses recommandations, passant sans vergogne d'achat à vente sur les deux titres français, en fixant un « objectif » de cours de 70 euros pour Vivendi. Dur, dur, d'être investi dans la nouvelle économie...  Certes, la plupart des analystes ne contestent pas l'intérêt stratégique de ce mariage - celui des « tuyaux » et des contenus -, qui donnera naissance au deuxième groupe mondial dans la communication, derrière le tandem américain AOL - Time Warner. Mais le marché estime que la parité retenue (0,7 action Vivendi pour 1 action Seagram, valorisant ce dernier 34 milliards de dollars) fait la part belle au groupe contrôlé par la famille d'Edgar Bronfman. De même, la visibilité sur les résultats du futur Vivendi Universal, présent dans le cinéma, la télévision, la musique, l'édition, la téléphonie et Internet, n'est pas sensationnelle, avec d'ores et déjà un effet dilutif de 10 % dès la première année. Les actionnaires vont donc devoir s'armer de patience.  Constat identique, mais dans une moindre mesure, pour ceux du groupe Publicis, lequel va s'emparer de la célèbre agence de publicité britannique Saatchi & Saatchi, le propulsant au cinquième rang mondial (lire page 42). Après l'annonce des modalités de l'OPE qui fait ressortir une prime généreuse de près de 50 %, l'action du groupe dirigé par Maurice Lévy a dévissé de quelque 13 % en deux jours.  Au-delà du pari et de la capacité à digérer ces acquisitions, certains se demandent toutefois si le « timing » pour traverser la Manche et l'Atlantique est bien choisi, à l'heure où nombre de spécialistes tablent sur un ralentissement des économies anglo-saxonnes. Ce qui, si tel était le cas, éloignerait d'autant les perspectives de rentabilité, comme l'ont vécu douloureusement certains groupes français conquérants au début des années 90, à l'instar de Pechiney (avec American Can), Schneider (Square D) et Accor (Motel 6).  Ce ralentissement supposé de l'économie américaine n'est bien sûr pas la chose la mieux partagée du moment. Ce qui explique la versatilité des places financières au gré de statistiques contradictoires. A Paris, l'indice CAC 40 est ainsi repassé cette semaine sous la barre des 6 500 points, alors qu'à New York le Dow Jones et le Nasdaq flirtent respectivement avec celles des 10 000 et des 4 000 points. Une fois encore, la tendance va dépendre de la décision de la Réserve fédérale, le 28 juin, et/ou des propos éventuellement tenus à cette occasion par son auguste président, Alan Greenspan.  Dans l'attente, ce sont les valeurs bancaires qui restent sous pression, un renchérissement du loyer de l'argent n'étant pas perçu positivement par les opérateurs, ce qui n'empêche pas la Commerzbank et la Dresdner Bank de continuer leurs pourparlers en vue d'une éventuelle fusion. Il est vrai que la course à la taille critique n'est pas l'apanage des valeurs de la nouvelle économie   INDICE CAC 40    Dans l'attente de la décision de la Réserve fédérale, l'indice phare des valeurs françaises est revenu se loger sous la barre des 6 500 points.     VARIATIONS QUOTIDIENNES    Les tensions observées sur les taux d'intérêt à long terme, notamment aux Etats-Unis, ont coupé les ailes au marché.     PRIME DE RISQUE    La prime de risque (différence entre la rentabilité attendue des actions et le rendement des emprunts d'Etat) continue de remonter.


Gérard Blandin
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RODRIGUEZ GROUP RODRIGUEZ GROUP : 1.54€  (+14.22%) 1.76€
+14.22%
REXEL REXEL : 5.27€  (+8.56%) 5.71€
+8.56%
ORCO PROPERTY GRP ORCO PROPERTY GRP : 7.70€  (+6.80%) 8.17€
+6.80%
BENETEAU BENETEAU : 6.89€  (+5.68%) 7.35€
+5.68%
APRIL GROUP APRIL GROUP : 17.97€  (+5.23%) 19€
+5.23%
FONC.DES REGIONS 52.81€
-8.44%
PPR 47.95€
-7.10%
SCHLUMBERGER 33.76€
-6.46%
CGG VERITAS 12.07€
-6.43%
TECHNIP 25.09€
-6.06%