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| Une volatilité bienvenue |
| La Vie Financière N°3222 / Vendredi 09 Mars 2007 / Catégorie : Bourse |
ABC Arbitrage |
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Les hedge funds ont mauvaise presse. Délits d'initiés, effets de levier excessifs et création de déséquilibres monétaires, frais trop élevés, ces fonds, sur lesquels les banques centrales n'ont aucun contrôle, font l'objet de vives polémiques et sont réputés favoriser la spéculation. Les fonds d'arbitrage, catégorie de hedge funds conçus pour tirer parti des désordres de marché, sont eux aussi en ligne de mire. Rien d'étonnant, donc, à ce que l'action ABC Arbitrage, créée il y a douze ans, ait perdu environ 12 % de sa valeur ces jours derniers. Malgré ce repli, le titre gagne encore plus de 60 % par rapport au 1er janvier 2006. Depuis 2002, la capacité de la société à afficher des bénéfices récurrents et à gratifier ses actionnaires d'un rendement régulièrement supérieur à 6 % a conquis des investisseurs de plus en plus fidèles. La grande maîtrise de l'informatique financière, qui permet aux équipes, en tirant parti des anomalies de marché, de dégager entre 5 et 8 millions d'euros de profits chaque année sans mettre en péril ses fonds propres, fait d'ABC une valeur de rendement intéressante. Après 7 millions d'euros en 2005 et 6 millions au premier semestre 2006, nous pouvons nous attendre à un bénéfice d'environ 12 millions d'euros pour l'année entière, soit une rentabilité rapportée aux fonds propres de l'ordre de 35 %. A près de 4 fois sa valeur d'actif net, le cours d'ABC Arbitrage est donc justifié. Mais, lors de la présentation des résultats, le 12 mars, l'attention devrait se porter sur les perspectives. Pour le néophyte, l'environnement semble plus difficile. Mais pour Dominique Ceolin, PDG d'ABC, c'est le contraire, tout au moins dans l'immédiat. Il a même écourté ses congés pour soutenir ses équipes qui profitent de la très forte volatilité des marchés. Celle-ci crée en effet de multiples occasions de mettre en place des stratégies d'arbitrage, qu'il faut, selon le PDG, surveiller comme le lait sur le feu pour ne pas être pris au dépourvu par le mauvais fonctionnement du Nyse et d'Euronext. A plus long terme, l'incertitude prévaut cependant. « Si les taux remontent, certaines de nos stratégies vont souffrir, mais d'autres partie vont en bénéficier », remarque Dominique Ceolin. S'il devait y avoir un essoufflement de l'activité d'ABC, il viendrait, selon lui, soit d'un marché boursier durablement au plancher, décourageant les émetteurs, soit d'un resserrement du crédit accordé par les banques aux hedge funds, en particulier aux fonds d'arbitrage, ce qui réduirait les effets de levier utilisés, donc les bénéfices. Mais, pour l'instant, ce n'est pas à l'ordre du jour Conseil : Acheter au-dessous de 4 euros pour l'excellent rendement |
M.-J. P. |
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