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| Une valeur de retournement |
| La Vie Financière N°3185 / Vendredi 23 Juin 2006 / Catégorie : Bourse |
RHODIA |
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Le marché l'avait sans doute oublié. Rhodia reste une valeur de spécialités chimiques. Sa petite composante crédits carbone, évaluée entre 0,70 et 1 euro par titre, ne devrait représenter qu'une cerise sur le gâteau. Or, ces derniers mois, le cours a davantage suivi l'évolution des prix des certificats de crédits carbone (cotés en Bourse), en chute libre malgré un récent petit rebond. Au fur et à mesure que le groupe montrera au marché qu'il est capable de tenir ses engagements (réduire son désendettement et renouer avec les bénéfices à compter de 2006), la volatilité de cette valeur de retournement diminuera. D'autant que la vigueur actuelle de la demande de produits chimiques lui donne la possibilité de répercuter la hausse des matières premières sur ses prix de vente. En attendant, les analystes continueront à se focaliser sur la valeur des crédits d'émission pour bâtir leurs valorisations. Il faut dire que Rhodia a développé une technologie visant à brûler les gaz à effet de serre dans son usine de Chalampé. Et il en a doté deux autres unités, en Corée et au Brésil, éligibles aux mécanismes pour un développement propre (MDP) dans le cadre des accords de Kyoto. Des crédits d'émission (CER) générés - négociables sur le marché européen -, le chimiste pourrait toucher un un bénéfice net annuel d'environ 165 millions d'euros pendant sept ans (davantage si le prix des crédits carbone s'envole), soit plus de la moitié des résultats espérés à moyen terme. D'ailleurs, l'action vient d'intégrer l'indice Aspi Eurozone de développement durable Conseil : Acheter pour le projet industriel, avec le bonus des crédits carbone |
C. C. |
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