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| Une trop grande diversification |
| La Vie Financière N°3189 / Vendredi 21 Juillet 2006 / Catégorie : Stratégie |
Chaque semaine, l'analyse du portefeuille d'un abonné de La VF et nos conseils au vu de sa situation personnelle, de ses objectifs et de sa sensibilité au risque. |
Le portefeuille abonné |
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Le portefeuille de Benoît L. présente la particularité d'être bien, et même trop, diversifié. Benoît détient en effet à la fois des titres de sociétés du CAC 40 et de petites entreprises, et ce dans des secteurs d'activité variés (banque, textile, pétrole, BTP et matériaux, spiritueux, électronique, médias, immobilier, etc.). Si nous n'avons rien à redire à la diversification sectorielle, nous remarquerons en revanche que son portefeuille ne comporte pas de choix marqué. Car les dix premières lignes ne représentent que 38 % de sa valeur. Or, si la diversification est un mal nécessaire, elle ramène aussi la performance vers la moyenne. Rappelons que l'intérêt de gérer son portefeuille soi-même est de réaliser des performances supérieures à celles des sicav et FCP commercialisés par les réseaux bancaires, ces produits affichant le plus souvent des performances voisines de celles des grands indices boursiers. Pour ce faire, une seule solution : réaliser quelques bons choix de valeurs et concentrer le portefeuille sur ces titres, de sorte que les dix premières lignes puissent représenter, en fonction de la sensibilité au risque de chacun, de 60 à 80 % du portefeuille. RÉDUIRE LE NOMBRE DE LIGNES Nous lui recommanderons en conséquence de céder plusieurs lignes : Archos, Bourbon, belle entreprise mais très chère, Natexis Banques populaires, dont le potentiel est désormais limité, mais aussi Salvepar, Pernod Ricard, Soitec, Unibail et Spir Communication. Ces ventes réduiront le nombre de lignes du portefeuille à 24 et fourniront à Benoît L. 19 400 euros de liquidités, ce qui lui permettra de renforcer certaines positions. Benoît L. nous interroge sur l'opportunité de céder ses titres Wendel, parce que sa plus-value est importante. Nous lui suggérons de ne pas tenir compte, dans son processus de décision, du prix de revient de ses titres. Ses choix seront en effet d'autant plus pertinents qu'il ne considérera que les perspectives de l'entreprise et la valorisation des titres : ne vendez pas une valeur parce que vous faites une belle plus-value, vendez parce que la valorisation du titre est trop élevée et/ou parce que les perspectives de l'entreprise semblent moins favorables. Ceux qui, depuis trente ans, conservent leurs actions Air liquide ou L'Oréal l'ont bien compris... DES CHOIX MARQUÉS Benoît L. pourra en revanche renforcer plusieurs lignes de son portefeuille : ADP (en achetant 50 actions), Maisons France Confort (50), Wendel (30), Air liquide (20), Suez (75) et Odet (10). Ces entreprises disposent de perspectives séduisantes et sont valorisées à des niveaux raisonnables. Enfin, Benoît L. nous sollicitait sur l'opportunité d'investir dans un certain nombre de sociétés, parmi lesquelles Mecelec. Il peut se constituer une ligne de 200 titres, autour de 16 euros. L'investissement en actions ne devant s'envisager que dans une perspective à plusieurs années, l'éventuelle liquidation de ce portefeuille fin 2006 réduit toutefois la portée de nos conseils 14000 Caen Agé de 76 ans, Benoît L. est abonné à La Vie Financière depuis qu'il a « repris en main » la gestion de son portefeuille, en 2002, nous indique-t-il. Retraité de l'agriculture, Benoît a fait donation de son patrimoine immobilier à ses deux enfants, tout en en conservant l'usufruit, afin de compléter sa petite retraite agricole par des revenus fonciers. Son portefeuille d'actions, de 97 000 euros, logé dans un PEA, représente environ le tiers de son épargne financière. |
Christophe Descamps |
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