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Une stratégie « a minima »
La Vie Financière N°3233 / Vendredi 25 Mai 2007 / Catégorie : Bourse
Crédit agricole
 

En 2006, la Banque verte a réussi à reprendre en main son destin à l'international et pris le contrôle de grands réseaux en Grèce et en Italie, mais, en France, 2007 n'a pas bien commencé. Crédit agricole SA est en effet une des rares valeurs du CAC 40 qui reculent depuis le début de l'année (- 0,7 %). Cette relative sanction s'explique, selon nous, par le choix de la banque de dispenser des dividendes réguliers aux principaux actionnaires que sont les caisses régionales (55 %). Pour y parvenir, Crédit agricole SA investit 70 % de ses fonds propres dans les métiers récurrents de la banque de détail et de la gestion d'actifs. Or, pour l'instant, cette stratégie ne donne pas les meilleurs résultats.

La plus-value de 1,5 milliard d'euros encaissée au premier trimestre sur la cession d'actions de Banca Intesa a, certes, permis d'afficher un quasi-doublement des profits, mais en apparence seulement, car la rentabilité de certains métiers est, elle, moins florissante. En France, la contribution de la banque de détail, pilier du groupe, recule nettement (- 3 % pour les bénéfices provenant des caisses régionales, - 14,3 % pour LCL) et, à l'international, celle des réseaux italiens trop récemment intégrés reste anecdotique. Dans l'Hexagone, les marges d'intérêt sur les stocks de crédits immobiliers s'effondrent. Et ce phénomène, qui touche toutes les banques, affecte en particulier les caisses régionales, spécialisées dans le crédit à l'habitat. Ces dernières, dont la capitalisation est excessive, n'ont pas hésité à brader les crédits pour maintenir leurs parts de marché, malgré les avertissements des analystes et de la Banque de France. CA SA, à la fois leur filiale et leur principal actionnaire, n'a rien pu faire pour les en empêcher. Cette erreur continuera à plomber les comptes en 2007 et 2008.

La stratégie prudente de CA SA, qui consiste à limiter à 30 % les fonds propres consacrés à l'activité de banque de financement et d'investissement, portera sans doute ses fruits lorsque les marchés réduiront la voilure. Pour l'heure, ce métier-là tourne à plein régime. Les performances de Calyon compensent les faiblesses de la banque de détail, mais la filiale aurait pu faire mieux si ses comptes n'avaient pas été rognés par l'impact des fameux subprimes américains (crédits hypothécaires risqués).

Le trou d'air actuel fera donc de 2007 une année de transition pour CA SA, avant que les réseaux internationaux ne prennent le relais



Conseil : Sans se précipiter, on profitera d'un repli au-dessous de 30 euros pour acheter dans une optique à moyen terme
M.-J. P.
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RODRIGUEZ GROUP RODRIGUEZ GROUP : 1.54€  (+14.22%) 1.76€
+14.22%
REXEL REXEL : 5.27€  (+8.56%) 5.71€
+8.56%
ORCO PROPERTY GRP ORCO PROPERTY GRP : 7.70€  (+6.80%) 8.17€
+6.80%
BENETEAU BENETEAU : 6.89€  (+5.68%) 7.35€
+5.68%
APRIL GROUP APRIL GROUP : 17.97€  (+5.23%) 19€
+5.23%
FONC.DES REGIONS 52.81€
-8.44%
PPR 47.95€
-7.10%
SCHLUMBERGER 33.76€
-6.46%
CGG VERITAS 12.07€
-6.43%
TECHNIP 25.09€
-6.06%