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| Une stratégie à affiner |
| La Vie Financière N°3221 / Vendredi 02 Mars 2007 / Catégorie : Stratégie |
Chaque semaine, l'analyse du portefeuille d'un abonné de La VF et nos conseils au vu de sa situation personnelle, de ses objectifs et de sa sensibilité au risque. |
le portefeuille abonné |
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Joël C. gère lui-même depuis quatorze ans son portefeuille titres, qui affiche, sur la base de 20 000 euros investis, une honnête croissance moyenne de 8 % par an. Sa plus-value potentielle actuelle, qui frôle 10 %, est plombée par la contre-performance de sa plus grosse ligne, Alcatel- Lucent, la fusion l'an dernier des deux équipementiers en télécommunications se faisant dans la douleur. Les autres lignes représentent un poids trop faible pour que les plus-values qu'elles recèlent fassent contrepoids. De fait, encore une fois, le portefeuille de notre lecteur compte un trop grand nombre de positions. Il ne faut hésiter ni à se couper un bras en vendant à perte des valeurs sans réel espoir de rebond, ni à réaliser ses plus-values. Rappelons-le : tant qu'on n'a pas vendu, on n'a pas gagné. Première étape : l'élagage La Vie Financière a récemment recommandé d'alléger ses positions sur plusieurs titres, parmi lesquels Metaleurop, qui représente également la plus forte plus-value potentielle du portefeuille de Joël C. L'année 2007 s'annonce en effet comme une année importante pour l'entreprise, qui doit faire face à des échéances bancaires mais aussi à des demandes d'indemnités de la part de salariés. La prudence prévaut. Nous recommandons également de vendre partiellement, vers 95 euros, la ligne Alstom. Certes, tout se présente bien pour le fabricant de turbines et de TGV, qui affiche une hausse à la fois des ventes et de la rentabilité. Mais le titre est désormais bien valorisé. Le cours intègre en grande partie les bonnes perspectives du groupe. Joël C. a aussi misé sur des valeurs risquées, à l'image du téléconférencier Genesys, soumis à un marché très concurrentiel, et du distributeur de services télécoms Avenir Télécom, dont l'activité reste orientée à la baisse. Joël C. devrait également vendre ses petites lignes non significatives, dont Natixis et Legrand, d'autant que sur le fabricant de matériel électrique plane un risque lié à la faiblesse du marché immobilier américain où le groupe est présent. Le titre Alcatel-Lucent sera, lui, conservé avec un objectif de 12 euros, qui nous semble réalisable et permettrait à Joël C. de dégager une légère plus-value. Nous conseillons de conserver France Télécom, qui affiche un beau rendement, Air France - KLM, qui n'en finit pas de surprendre agréablement, de même que Thomson et EDF. De son côté, Scor vient de lancer une offre de rachat hostile sur son concurrent Converium dont il détient 32,9 %. Il s'agit d'un gros morceau pour Scor. Du coup, le marché s'interroge, mais Joël C. peut prendre ce risque en gardant sa position, légèrement positive aujourd'hui. Enfin, concernant Eurotunnel dont la cotation n'a toujours pas repris, nous rappelons que nous conseillons d'apporter ses titres au moment de l'OPE, prévue dans le cadre du plan de restructuration récemment lancé. Dynamiser la performance Ces différents arbitrages ne dégageront que de faibles liquidités, ce qui ne permettra pas à Joël C. de réinvestir. Cependant, si notre lecteur souhaite malgré tout réinjecter de nouveaux fonds dans son PEA, nous lui conseillons de renforcer certaines lignes au poids trop faible comme Rodriguez ou Carbone Lorraine. Par ailleurs, nous donnons à Joël quelques idées d'investissement aux risques assez limités et dans des secteurs qu'il n'a pas en portefeuille, comme l'assureur Axa, qui profite d'un environnement porteur, Air liquide, qui a repris l'offensive en matière d'acquisitions, ou encore M6, dont l'activité bénéficie de l'arrivée de la grande distribution à la télévision ainsi que d'une stratégie de diversification réussie Profil de Joël C. A 71 ans, Joël C., marié et père de trois enfants,est retraité de l'industrie électrique. Il a ouvert un PEA en 1993 en y investissant 20 000 euros. Il nous déclare posséder en parallèle un contrat d'assurance vie de 280 000 euros et être propriétaire de son habitation principale. |
Annie Courty, avec la rédaction |
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