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Une semaine boursière sans éclat
La Vie Financière N°3030 / Vendredi 04 Juillet 2003 / Catégorie : Tendance

Les investisseurs ont boudé la Bourse cette semaine. Aucune bonne nouvelle, ou presque, n'a eu l'heur de leur plaire, ni de leur déplaire. La baisse des taux directeurs annoncée par la Réserve fédérale la semaine passée n'a pas empêché que Wall Street perde du terrain mercredi dernier et les marchés européens, jeudi. La banque centrale américaine a pourtant ramené le taux interbancaire à 1 %, son plus bas niveau depuis plus de quarante ans ! Mais la Bourse attendait mieux. Pour ne rien arranger, la BCE semble ne pas vouloir intervenir cet été. Bref, la politique monétaire n'a pas convaincu les investisseurs.

Les nouvelles économiques non plus. Le Japon a pourtant émis des signaux encourageants, avec les bons résultats du sondage Tankan. Cet indice, qui mesure la confiance des chefs d'entreprise, témoigne d'une amélioration de la conjoncture au pays du Soleil-Levant, de quoi soutenir le Nikkei, en fort rebond depuis début mai.

L'espoir d'une embellie en Allemagne

Dans la zone euro, le grand malade qu'est l'Allemagne semble également aller moins mal. Le baromètre de l'institut de conjoncture IFO, qui mesure le climat des affaires, a ravivé l'espoir d'une embellie économique dans les prochains mois. Mais rien de tout cela n'a vraiment chassé l'humeur maussade des investisseurs, même si l'annonce, aux Etats-Unis, de la hausse des commandes à l'industrie en mai, une statistique encourageante pour la reprise américaine, a valu à la Bourse une belle séance mercredi.

Manifestement essoufflé après trois mois et demi de hausse, le marché manque d'élan. Les professionnels attendent avec une certaine fébrilité les résultats semestriels qui seront publiés au cours des prochaines semaines et qui ne manqueront pas d'entraîner des révisions à la baisse des prévisions de bénéfices. En effet, l'impact du dollar dans les comptes des entreprises de la zone euro a été vraisemblablement minimisé et les analystes commencent à en prendre la mesure. Dresdner Kleinwort Wasserstein souligne ainsi que les estimations de résultats des entreprises européennes ont été revues à la baisse, de 0,8 % en mai. Dans ce climat attentiste, certaines valeurs connaissent néanmoins des variations spectaculaires.

Baisse d'Aventis, sous la menace des génériques

Au sein du CAC 40, Aventis a été le plus touché : en cinq séances, le titre a perdu plus de 7,7 %. La menace provient de projets de médicaments génériques aux Etats-Unis, qui concurrenceraient le Lovenox, médicament vedette du laboratoire français (voir page 22). Total, qui pourrait prendre le contrôle de sa filiale espagnole Cepsa, accuse un repli de 3,7 % sur la période. De son côté, le groupe Pinault-Printemps-Redoute (- 0,6 %) a légèrement souffert des mauvais résultats trimestriels de sa filiale Gucci. Hors du CAC 40, la palme de l'infortune revient à Bull : le cours du constructeur informatique a chuté de 29 % en cinq séances. Le président du groupe a annoncé que l'Etat allait se retirer du capital et il n'a pas exclu le dépôt de bilan. Enfin, il faut noter que la spéculation sur Faurecia et sur Rhodia retombe, ce qui vaut à ces titres de reculer de plus de 9 %. Le cours de l'équipementier avait doublé sur des rumeurs de désengagement de son actionnaire majoritaire Peugeot, démenties par les intéressés.

Les valeurs automobiles tiennent la vedette

Du côté des hausses, le secteur automobile se distingue, avec un bond de 8 % de Renault, de 2,3 % de Peugeot, sans oublier Valeo (+ 4,5 %). Les ventes de voitures neuves particulières en France ont augmenté de 2,1 % en juin, la baisse au premier semestre atteignant tout de même 8 %. Bref, le point bas semble atteint (voir L'Evénement, page 16). La conjoncture s'éclaircit aussi dans l'aéronautique, où EADS a fait savoir qu'il entrevoyait les premiers signes d'une reprise de l'activité dans l'aviation civile, ce qui a permis au titre de gagner 4,7 % sur la semaine. Enfin, notons que les actionnaires d'Altran (+ 7,8 %) réunis en assemblée ont paru plutôt rassurés par les bonnes résolutions de la direction (voir page 23). Au total, beaucoup de ces variations de cours risquent d'être éphémères. Car le marché cherche encore ses repères, après un premier semestre particulièrement mouvementé (voir le dossier de une), au terme duquel le CAC 40 a tout de même réussi à dépasser légèrement son niveau de fin 2002, une performance inimaginable au printemps dernier


LES 5 PLUS FORTES HAUSSES

RENAULT + 8,2 %

LAFARGE + 4,9 %

EADS + 4,7 %

ACCOR + 4,2 %

TF1 + 4 %

LES 5 PLUS FORTES BAISSES

AVENTIS - 7,7 %

VINCI - 4,5 %

TOTAL - 3,7 %

VEOLIA ENVIR. - 3,6 %

CASINO GUICHARD - 3,4 %

CATHERINE BOZON
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RODRIGUEZ GROUP RODRIGUEZ GROUP : 1.75€  (+19.39%) 2.1€
+19.39%
APRIL GROUP APRIL GROUP : 19.33€  (+8.39%) 20.59€
+8.39%
SEQUANA SEQUANA : 4.88€  (+5.23%) 5.03€
+5.23%
BOURBON BOURBON : 20.60€  (+5.06%) 21.9€
+5.06%
NRJ GROUP NRJ GROUP : 5.60€  (+4.55%) 5.86€
+4.55%
TRIGANO 4.76€
-7.75%
IMERYS 33.38€
-5.87%
ALTEN 14.02€
-5.46%
VICAT 36.99€
-5.32%
GENERAL ELECTRIC 11.5€
-5.19%