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Une petite pause et ça repart !
La Vie Financière N°3281 / Vendredi 25 Avril 2008 / Catégorie : Stratégie

Les marchés poursuivent leur mouvement de balancier. Les nouveaux records du baril et de l'euro ont pesé sur la tendance ainsi que des résultats trimestriels mitigés.
 

Valse-hésitation. Après quatre séances consécutives de hausse, la Bourse de Paris perdait du terrain, lundi et mardi (- 1,7 %), avant de se reprendre vivement mercredi (+ 1,5 %). Les investisseurs se sont accordé une pause salutaire après un rebond de l'indice CAC 40 de près de 12 % depuis les plus-bas du 18 mars. La Bourse de Paris progressait toutefois de 1,8 % sur la semaine, malgré les nouveaux records pour l'euro et le pétrole. La devise européenne s'est hissée à 1,60 dollar et le baril de brut flirte avec les 120 dollars !

Des tensions géopolitiques au Nigeria sont à l'origine de la nouvelle flambée du baril, des installations y ayant été sabotées par un groupe indépendantiste. La crainte d'une réduction de l'offre, alors que la demande reste élevée, a fait monter les prix, d'autant que les membres de l'Opep ne semblent pas enclins à accroître leur production. Et si l'annonce mercredi d'une hausse des stocks de pétrole aux Etats-Unis a permis une stabilisation du prix du baril, les incertitudes restent fortes. « Même avec un pétrole à plus de 100 dollars, la demande ne cesse d'augmenter en dépit des faiblesses de l'économie dans le monde développé », affirme Frederic Van Parijs, gérant chez ING Investment Management. Un baril de pétrole à 130 dollars ne lui semble d'ailleurs pas impossible, ce qui explique la hausse des valeurs pétrolières. Total progressait ainsi de 4,1 %. A l'inverse, les compagnies aériennes, grosses consommatrices de carburant, piquaient du nez. Air France - KLM (- 2,6 %) faisait partie des plus fortes baisses de la semaine.

DE NOUVEAUX RECORDS

La hausse du cours de l'or noir n'est que la partie émergée d'une inflation qui inquiète de plus en plus les marchés. Ce qui a provoqué une appréciation de l'euro. La monnaie unique était en effet recherchée par les cambistes après les déclarations de Christian Noyer, gouverneur de la Banque de France et membre de la BCE. Ce dernier a déclaré que la BCE pourrait bouger ses taux s'il le fallait pour ramener l'inflation à 2 %. La nouvelle a fait l'effet d'une bombe. Les investisseurs craignent désormais une hausse des taux sur le Vieux Continent et s'inquiètent de l'impact d'un euro fort sur les comptes des sociétés exportatrices européennes.

Ce sont d'ailleurs les résultats des entreprises qui ont animé la tendance cette semaine, faute de statistique économique importante. Aux Etats-Unis, si les chiffres d'IBM, de Caterpillar et autres Google avaient mis du baume au coeur des opérateurs, les marchés retombaient dans la déprime après des résultats trimestriels décevants pour Bank of America, qui ont fait ressurgir le spectre de la crise financière. L'annonce d'une augmentation de capital massive de 15 milliards d'euros par la banque britannique Royal Bank of Scotland, après avoir déprécié 5,3 milliards d'euros d'actifs dans ses comptes, enfonçait le clou, entraînant une nouvelle chute des valeurs bancaires. Les cycliques, notamment les sociétés industrielles, n'étaient pas non plus à la fête. Victime de la mauvaise humeur des investisseurs, l'action Schneider a dévissé après la publication d'un chiffre d'affaires au premier trimestre légèrement inférieur aux attentes des analystes, en croissance de 11 %, et malgré la confirmation des objectifs annuels. Le secteur automobile était lui aussi malmené, dans le sillage de l'annonce par Renault de ventes décevantes au cours des trois premiers mois de l'année. En revanche, Nexans a rassuré en prévoyant une progression de ses facturations au premier semestre et une amélioration de sa marge opérationnelle. Pas de mauvaise nouvelle non plus pour Saint-Gobain, avec la publication d'un chiffre d'affaires légèrement supérieur aux attentes du marché et, surtout, la confirmation des objectifs annuels.

L'intérêt affiché par France Télécom pour le scandinave TeliaSonera a pesé sur le titre. De son côté, EDF a profité des déclarations des autorités espagnoles qui se disent favorables à des rapprochements entre électriciens ibériques et étrangers.

« Si tout n'est pas noir, la transition entre crise du crédit et ralentissement économique ne s'est pas encore complètement réalisée et l'impact définitif reste à intégrer dans les cours », indiquent les stratèges de JPMorgan Asset Management. Les investisseurs auront un oeil rivé sur l'inflation et un autre sur la croissance. « Les marchés devraient rester prudents », indique Christian Desbois, d'UFG IM. D'autant que la semaine prochaine est à haut risque avec une nouvelle réunion de la Fed. Une baisse de son taux directeur de 25 points de base, à 2 %, est attendue mercredi 30 avril. Ce même jour, l'annonce du PIB pour le premier trimestre permettra de mesurer l'ampleur de la récession aux Etats-Unis


CAC 40

+

Les 5 plus fortes hausses

Alcatel-Lucent + 8,4 %

EDF + 8,1 %

Société générale + 7,6 %

Vallourec + 7,5 %

ArcelorMittal + 5,4 %

-

Les 5 plus fortes baisses

France Télécom - 4,7 %

EADS - 3,1 %

Air France - KLM - 2,6 %

Carrefour - 2,5 %

Renault - 2,3 %

Une configuration graphique haussière en préparation

Le franchissement du seuil psychologique de 5 000 points (et le recouvrement du gap de 53,97 points, à 5 081 points) reste un scénario extrêmement probable à court terme, même si quelques soubresauts vers 4 800 points ne sont pas à écarter. Ce mouvement de hausse permettra de valider une configuration positive en tête et épaules inversées (épaules à 4 644,74 points le 11 février et à 4 741,06 le 15 avril, tête à 4 416,71 points le 17 mars) et de libérer, en cas de confirmation de cette figure graphique, un potentiel de 276 points, soit un indice voisin des 5 300 points. Selon nos estimations, cet objectif pourrait être atteint courant juin ou juillet. La volatilité présente actuellement sur les marchés réclame une grande sélectivité dans le choix des valeurs

J.-M. G.

Xavier Diaz Service Bourse
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RODRIGUEZ GROUP RODRIGUEZ GROUP : 1.75€  (+19.39%) 2.1€
+19.39%
APRIL GROUP APRIL GROUP : 19.33€  (+8.39%) 20.59€
+8.39%
SEQUANA SEQUANA : 4.88€  (+5.23%) 5.03€
+5.23%
BOURBON BOURBON : 20.60€  (+5.06%) 21.9€
+5.06%
NRJ GROUP NRJ GROUP : 5.60€  (+4.55%) 5.86€
+4.55%
TRIGANO 4.76€
-7.75%
IMERYS 33.38€
-5.87%
ALTEN 14.02€
-5.46%
VICAT 36.99€
-5.32%
GENERAL ELECTRIC 11.5€
-5.19%