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| Une performance en béton |
| La Vie Financière N°3219 / Vendredi 16 Février 2007 / Catégorie : Bourse |
LAFARGE |
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Parmi les plus fortes hausses du marché parisien en 2006, l'action du numéro un mondial du ciment stagne depuis début 2007. Il nous paraît donc utile de s'interroger sur le potentiel de ce titre. Car, après un gain de 48 % l'an dernier, le retard par rapport au secteur et à ses niveaux de valorisation historiques semble rattrapé. Comme pour de nombreuses valeurs, l'arrivée d'un nouveau directeur général, Bruno Lafont, a servi de catalyseur. La présence d'Albert Frère dans le capital (16 %) n'est pas non plus étrangère à ce regain d'intérêt. La nouvelle direction a pris en 2006 des décisions stratégiques réclamées depuis de longs mois par les investisseurs : rachat des minoritaires de la filiale américaine Lafarge North America, cession de l'activité toiture et plan d'économies Excellence 2008. Des mesures dont l'effet sera déjà visible dans les résultats 2006, publiés le 23 février. Outre cette restructuration, le groupe cimentier a profité d'un environnement favorable en Europe et dans les pays émergents. Le quatrième trimestre a été bon grâce aux conditions climatiques favorables. Lagarge vient de publier un chiffre d'affaires 2006 de 16,9 milliards d'euros, hors toiture, en progression de 16,7 %. De sorte que les analystes anticipent un résultat d'exploitation de 2,7 milliards (+ 20 %) et un résultat net de 1,3 milliard (+ 23 %). Pour 2007, la confiance reste de mise, malgré le ralentissement du marché américain du logement neuf. Une demande toujours forte devrait se combiner avec de nouvelles hausses de prix. Mais ces éléments semblent aujourd'hui intégrés dans les cours. Albert Frère offre certes une dimension spéculative au titre. D'autant qu'avec un endettement net ramené à 55 % des fonds propres, Lafarge bénéficie d'une marge de manoeuvre importante pour effectuer des opérations de croissance externe. A moins que le cimentier ne tombe entre les mains de fonds d'investissement. Les niveaux de valorisation limitent cependant le potentiel de hausse. Le titre capitalise en effet 13,8 fois le bénéfice net estimé pour 2007. La valeur d'entreprise représente par ailleurs 7,4 fois l'excédent brut d'exploitation. Nous lui préférons Ciments français, dont la plus grande exposition aux marchés émergents offre un potentiel de gain plus élevé Conseil : Prendre des bénéfices au-dessus de 120 euros |
X. D. |
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