Archives
| Une méthode éprouvée |
| La Vie Financière N°3194 / Vendredi 25 Aout 2006 / Catégorie : Stratégie |
Chaque semaine, l'analyse du portefeuille d'un abonné de La VF et nos conseils au vu de sa situation personnelle, de ses objectifs et de sa sensibilité au risque. |
Le portefeuille abonné |
|
« Dans la gestion des portefeuilles de la famille, j'ai toujours recherché la sécurité et le rendement à long terme, nous explique Jean-Michel. J'essaie d'investir dans des sociétés dont la valorisation est faible et le dividende important. » Ainsi, Jean-Michel n'a jamais acheté la moindre valeur technologique, dont les dividendes - quand il y en a - sont souvent modestes, précise-t-il. DE BONS PRINCIPES Les deux PEA qu'il nous a adressés - que nous avons fusionnés pour les besoins de l'analyse - portent la marque de cette gestion très rationnelle. Toutes les lignes affichent des plus-values, et ces dernières sont parfois très importantes : + 422 % pour Unibail, + 370 % pour Kaufman & Broad, + 222 % pour Foncière des régions, ou encore + 105 % pour Saint-Gobain, + 97 % pour Schneider Electric... En fait, l'importance des plus-values est révélatrice de la stratégie d'investissement de Jean-Michel. Le PEA de Pauline, son épouse, a ainsi été ouvert en 1993 et le sien en 1998. Une partie des titres des foncières, représentant aujourd'hui près du quart du portefeuille, a été acquise en 1993-1994, époque au cours de laquelle ces sociétés présentaient des décotes importantes par rapport à leur actif net réévalué et affichaient un rendement net supérieur à 5 %, voire à 6 %. L'augmentation des bénéfices et la réduction progressive de la décote ont permis à ces valeurs de dégager une performance substantielle. Jean-Michel indique que 22 321 euros ont été versés sur le PEA de Pauline en juillet 1993 et 28 949 euros sur le sien en octobre 1998. Aucun autre versement n'a été réalisé depuis. De fait, compte tenu de la valeur respective des deux PEA aujourd'hui, on peut en déduire que leur performance annuelle moyenne s'est établie à 13,9 % en treize ans pour le PEA de Pauline et à 18,4 % en huit ans pour celui de Jean-Michel. A comparer à une performance du CAC 40, au cours de ces mêmes périodes, d'environ 9 et 7,5 %, dividendes inclus ! POIDS EXCESSIF D'UNE LIGNE Comme la politique de gestion de Jean-Michel est très pertinente, nous ne lui préconiserons pas de grands bouleversements dans la composition de ses portefeuilles. Toutefois, on peut remarquer que la ligne Suez pèse très lourd : 44 % du total. Une situation qui résulte en fait de deux événements : le réinvestissement systématique des dividendes en actions de la société depuis qu'elle a fait son entrée dans le portefeuille et le doublement du cours de la valeur ces dix-huit derniers mois. Bien que cette proportion soit excessive - d'autant que la gestion de Suez n'a guère été brillante ces huit dernières années -, les circonstances incitent à ne pas toucher à la position immédiatement. Courtisé par l'électricien italien Enel, qui lorgne sur son homologue belge Electrabel, filiale de Suez, le groupe français s'est engagé dans un mariage avec Gaz de France, qui fait encore débat. Le cours de la valeur devrait donc rester soutenu au cours des prochains mois. Une fois ces incertitudes levées, Jean-Michel sera avisé de réduire le poids de cette ligne, au moins de moitié. Au-delà, nous suggérons à Jean-Michel de céder sa ligne Arcelor, comme nous l'avions conseillé ces dernières semaines, mais aussi ses titres Siparex Croissance. Ce qui devra réduire légèrement le nombre de lignes du portefeuille Profil des époux R. Jean-Michel et Pauline R. approchent de l'âge de la retraite. Leurs cinq enfants ont tous quitté le foyer et sont aujourd'hui dans la vie active. Consultant en gestion d'entreprise, Jean-Michel investit les économies de la famille en Bourse depuis une quinzaine d'années. Avec prudence et bon sens, et les résultats sont au rendez-vous. Outre les deux PEA qu'ils nous ont adressés, M. et Mme R. sont propriétaires de leur résidence principale et disposent d'une épargne financière classique (comptes bancaires rémunérés et assurances vie). |
Christophe Descamps |
Copyright © La Vie Financière. Tous droits réservés. |
Toutes les archives /
Retour




