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| Une mécanique trop bien huilée |
| La Vie Financière N°3207 / Vendredi 24 Novembre 2006 / Catégorie : Bourse |
Toyota |
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Les superlatifs manquent pour qualifier Toyota. Que ce soit pour la rentabilité, les performances, la qualité des voitures, la progression des ventes, le constructeur japonais est le premier partout. Et, comme tous les premiers de la classe, il suscite tantôt l'admiration, tantôt la crainte et quelquefois les deux à la fois. Pour le patron de Fiat, Sergio Marchionne, le constructeur japonais constitue « le groupe benchmark » du secteur, la référence dont il faut se rapprocher. Carlos Ghosn, redresseur de Nissan, craint l'hégémonie de son concurrent japonais, au point de vouloir s'allier coûte que coûte avec un géant de Detroit, afin de pouvoir résister au rouleau compresseur nippon. Toyota, qui a ravi l'an dernier la place de numéro deux mondial à Ford, ne cache pas vouloir désormais monter sur la première marche du podium, devant General Motors. Il n'a pas démenti, la semaine dernière, les informations de presse lui prêtant la volonté de viser dès 2010 14 % des ventes mondiales d'automobiles, contre 11 % actuellement, dans le but de mettre fin à un demi-siècle de règne de GM. Mais, déjà, le contraste est violent avec ses homologues généralistes européens et américains. Pour le deuxième trimestre de son exercice, clos fin mars 2007, le constructeur a réalisé un bénéfice net de 2,7 milliards d'euros, en hausse de 34 %, et le bénéfice opérationnel, en progression de 44 %, est plus élevé que prévu. Tandis que Ford et GM viennent d'annoncer des pertes trimestrielles. Où est le miracle, alors ? Deux vecteurs principaux à cette réussite : la qualité des voitures et une organisation industrielle portée à la perfection. Sur le plan boursier, le titre a effectué un joli parcours qui l'a conduit à dépasser notre objectif de cours de 6 700 yens. Compte tenu des solides positions du groupe et de ses engagements ambitieux, il serait tentant de conserver le titre en portefeuille. Mais il y a deux risques majeurs : la faiblesse du yen, qui a beaucoup aidé le constructeur à exporter. Une rapide appréciation de la devise conduirait à une baisse de ses ventes aux Etats-Unis et en Europe. De plus, faire en permanence la course en tête fatigue. Le constructeur aura besoin d'un temps de repos. Enfin, l'action a bénéficié du mouvement haussier de la Bourse et de l'économie japonaises qui, elles aussi, pourraient ralentir Conseil : Ceux qui ont bénéficié de la spectaculaire hausse du titre prendront une partie de leurs bénéfices |
M. B. |
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