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| Une longue convalescence |
| La Vie Financière N°3168 / Vendredi 24 Février 2006 / Catégorie : Bourse |
PCAS |
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Le chimiste de spécialités peine à restaurer sa rentabilité. Mais son président, Christian Moretti, maintient son objectif d'un retour à une marge nette de 4 % en 2007. Acquisitions, cessions, réorganisation... Les Produits chimiques auxiliaires de synthèse se mettent en ordre de marche pour y parvenir. Les activités du chimiste, filiale à 69,7 % de Dynaction, peuvent être regroupées en deux divisions : la synthèse pharmaceutique (molécules et principes actifs), pour le compte des laboratoires pharmaceutiques et sociétés de biotechnologie, et la chimie fine (spécialités chimiques), pour les industries de la parfumerie, des cosmétiques, de l'électronique, etc. Après un exercice 2004 très difficile, marqué par l'éviction du président d'alors, 2005 s'est annoncé comme le début du redressement du groupe. Le chimiste a réorganisé son périmètre (rachat d'intérêts minoritaires dans les filiales et cession d'activités annexes) et commence à recueillir les premiers fruits de ses efforts commerciaux outre-Atlantique. A périmètre constant, ses ventes ont ainsi progressé de 7 % l'année dernière. Pour autant, des problèmes rencontrés sur une partie des activités de chimie fine au second semestre devraient peser sur les comptes. Selon nos estimations, le résultat d'exploitation se situerait ainsi autour de 5 millions d'euros, contre 6 à 7 millions attendus, pour 213 millions de facturations. Le bénéfice net avoisinerait 1,5 million. Le chimiste a toutefois amélioré sa situation financière, à la faveur, notamment, d'une augmentation de capital de 20 millions d'euros en juillet dernier et de la cession d'une filiale pour 11,4 millions. Ainsi, fin 2005, son endettement financier net pourrait être d'environ 82 millions, à comparer aux 91 millions de fonds propres. Pour 2006, la visibilité est encore insuffisante pour formuler des prévisions, mais la tendance semble être favorablement orientée, indique Christian Moretti. Surtout, l'année devrait être marquée, au second semestre, par la fusion annoncée entre PCAS et sa maison mère, Dynaction. Cette opération pourrait permettre de réduire de quelques millions supplémentaires l'endettement de PCAS. Elle aura surtout pour conséquence d'ouvrir le capital - Christian Moretti, actuellement premier actionnaire de Dynaction, n'en détenant après fusion qu'environ 11 %. Au cours actuel, la valorisation est élevée au regard des per- formances actuelles, mais modérée au regard des objectifs 2007. Mais les aléas pour les atteindre restent importants Conseil : L'annonce des résultats 2005, en avril, pourrait une nouvelle fois décevoir des investisseurs déjà réservés à l'égard de la valeur. Dans ces conditions, les actionnaires les plus prudents vendront |
C. D. |
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