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| Une histoire de croissance |
| La Vie Financière N°3215 / Vendredi 19 Janvier 2007 / Catégorie : Bourse |
IMERYS |
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Pour la quinzième année consécutive, le groupe de minéraux industriels devrait annoncer le 15 février une hausse de ses résultats 2006. La direction maintient son objectif d'une progression de 7 % du bénéfice net courant, à plus de 461,5 millions d'euros. Pourtant, entre un environnement de marché difficile et la restructuration d'une partie des activités d'Imerys en Grande-Bretagne, l'exercice 2006 n'aura pas été un long fleuve tranquille. Résultat : son parcours boursier a été plutôt chaotique. Le titre a toutefois retrouvé en fin d'année le chemin de la hausse, les investisseurs restant confiants dans le modèle de développement du groupe de minéraux industriels. La présentation aux analystes des activités américaines en décembre 2006 a en effet été l'occasion pour la direction de rappeler la pertinence et la validité de son modèle économique, fondé sur la maîtrise des ressources minérales et la valeur ajoutée apportée à ses clients grâce à ses produits. Par ailleurs, le groupe dirigé par Gérard Buffière fait preuve d'une certaine discipline financière lui permettant d'afficher une croissance des bénéfices, malgré une conjoncture difficile et une augmentation de son taux d'imposition. Mais, aujourd'hui, le plus important pour Imerys réside dans le reflux des prix de l'énergie. Grosse consommatrice de gaz naturel (15 % des coûts de production), la société profite de la forte baisse des cours de ce combustible. L'impact positif sera visible dans les comptes dès cette année. La bonne conjoncture de la construction en France (25 % du résultat d'exploitation, soit plus de 100 millions d'euros en 2005) continue en outre de doper les résultats de l'activité matériaux et monolithiques et, par conséquent, ceux du groupe. Compte tenu de ces éléments favorables, les analystes tablent sur un net rebond des bénéfices. En 2007, le profit net courant devrait grimper de 14 %, à 526 millions d'euros, selon le consensus établi par FactSet JCF, et le groupe recouvrer les niveaux de croissance à deux chiffres qui ont fait son succès au sein de la communauté financière. Les mesures de rationalisation prises en Grande-Bretagne ne devraient pas avoir d'impact positif sur les résultats avant 2008 (20 millions d'euros sur le résultat d'exploitation), mais la restructuration engagée chez World Minerals, société américaine acquise fin 2005, commencera, elle, à porter ses fruits dès cette année. La direction vise un redressement de la rentabilité opérationnelle de World Minerals (moins de 10 % en 2005) au niveau de celle d'Imerys (15 % en 2008). Le retour des belles années L'environnement reste certes contrasté, notamment dans l'activité pigments pour papier (kaolin) qui souffre des restructurations engagées par certains clients nord-américains et européens. Par ailleurs, la forte hausse du billet vert - 25 % des ventes d'Imerys sont libellées en dollars - pourrait peser sur les résultats cette année. Toutefois, à 13 fois le bénéfice net estimé pour 2007, Imerys reste faiblement valorisé. L'action ne bénéficie plus de la prime historique de 15 % accordée par le marché. Or le modèle de développement devrait encore assurer au groupe de belles années de croissance bénéficiaire (15 % en moyenne par an sur quinze ans). Les investisseurs attendent désormais un catalyseur. Une nouvelle acquisition de taille serait appréciée. La structure financière actuelle d'Imerys peut lui permettre de réaliser quelques belles emplettes Conseil : Nous maintenons notre conseil d'achat. Mais nous le limitons à 67 euros, avec un objectif de cours inchangé de 77 euros |
X. D. et R. G. |
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