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| Une gestion prudente |
| La Vie Financière N°3154 / Vendredi 18 Novembre 2005 / Catégorie : Stratégie |
Chaque semaine, l'analyse du portefeuille d'un abonné de La VF et nos conseils au vu de sa situation personnelle, de ses objectifs et de sa sensibilité au risque. |
Le portefeuille abonné |
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dES valeurs de qualité « La gestion de mon portefeuille est pour moi un loisir auquel je me consacre néanmoins avec sérieux », nous explique Roger. Au vu des valeurs qui composent son portefeuille, on peut effectivement constater qu'il les a choisies après mûre réflexion. Surtout celles qui pèsent le plus lourd. Il apparaît clairement que Roger, tout en acceptant d'assumer le risque inhérent à tout investissement en actions, est prudent de nature. Vinci, Wendel, FFP, Total et Eurazeo présentent en effet des profils défensifs, au moins dans leurs secteurs respectifs. Roger nous explique ainsi avoir pris la décision d'investir, entre autres critères, sur Wendel parce qu'il avait « confiance en Ernest-Antoine Seillière » et sur FFP, holding de la famille Peugeot, parce que « le constructeur fait de très bonnes voitures » (parole d'un ancien concessionnaire !). Une forte concentration Ces cinq belles affaires représentent 69 % du portefeuille de Roger. Une telle concentration peut, au premier abord, paraître risquée. En fait, ces entreprises présentent un risque inférieur à celui du marché. Les politiques d'investissement d'Eurazeo et de Wendel sont séduisantes, et la diversité de leurs actifs réduit le risque pour l'investisseur. Le développement des concessions chez Vinci et l'acquisition prochaine des Autoroutes du sud de la France sont de nature à modifier favorablement le profil de la société et à améliorer encore sa perception par les investisseurs. Le groupe Total bénéficie à plein des cours élevés du pétrole, conjugués depuis quelques mois à la remontée très favorable pour lui du dollar face à l'euro. Enfin, FFP, dont Peugeot représente 82 % des actifs, permet d'investir dans le constructeur avec une décote de 30 %. Prendre plus de risques Si ces valeurs sont de qualité, nous suggérerons néanmoins à Roger d'alléger ses lignes FFP (40 titres) et Total (25 titres), afin de réduire légèrement son exposition à deux entreprises cycliques. Roger se séparera également d'une ligne insignifiante comme Valtech, mais il pourra en revanche renforcer ses positions sur Penauille Polyservices et, dans une visée beaucoup plus spéculative, sur Bull. Dans la perspective de la restauration de ses marges à un niveau normal d'ici deux ans, Penauille Polyservices présente en effet un fort potentiel de réappréciation. L'achat de 1 000 titres supplémentaires, sur repli autour de 8,50 euros, portera la ligne à 4,6 % du portefeuille, niveau acceptable eu égard au profil de la société. Nous serons en revanche moins agressifs avec Bull, qui recèle également un potentiel important en cas de succès du plan de redressement engagé, mais sur lequel la visibilité est moins bonne et le risque plus important. Nous suggérons ainsi à Roger de ne porter sa ligne qu'à 1,5 % du portefeuille, en se portant acquéreur de 3 000 titres autour de 0,77 euro. Finalement, ces quelques réaménagements auront permis de ramener le poids des cinq premières lignes à environ 64 % du portefeuille et de renforcer deux lignes prometteuses sans toucher à la trésorerie, portée à 21 600 euros. Une réserve nécessaire pour saisir de prochaines opportunités Profil de Roger T. Roger T., abonné depuis une dizaine d'années à La Vie Financière - et « à d'autres journaux », nous précise-t-il -, est âgé de 80 ans. Marié, père de quatre enfants également mariés, il a exploité jusqu'à sa retraite une concession automobile Peugeot dans la région parisienne. Roger dispose d'un patrimoine important dont il ne nous a pas fourni le détail. Une grande partie de ses actifs financiers sont gérés sous mandat par une banque. Le portefeuille qu'il soumet à notre analyse, d'un montant de 250 000 euros, représente, outre quelque profit, son passe-temps de prédilection. Roger nous confie en effet « étudier les sociétés », activité à laquelle il consacre au moins une heure par jour. |
Christophe Descamps, |
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