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| Une gestion de bonne mère de famille |
| La Vie Financière N°3227 / Vendredi 13 Avril 2007 / Catégorie : Stratégie |
Chaque semaine, l'analyse du portefeuille d'un abonné de La VF et nos conseils au vu de sa situation personnelle, de ses objectifs et de sa sensibilité au risque. |
Le portefeuille abonné |
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Notre abonnée s'occupe de gérer deux « petits portefeuilles », nous précise-t-elle, pour deux de ses enfants, Pierre et Catherine, dont les gains sont utilisés en cas d'imprévu. Le premier a été ouvert il y a une vingtaine d'années et le second à la fin des années 1990. Ils comptent un nombre de lignes similaires, mais les performances sont inégales. Janine L. a conscience qu'il lui faudrait pratiquer des « coupes sombres en se dégageant de certaines valeurs », mais reconnaît « avoir du mal à trancher ». Les stigmates de 2000 Il est vrai que ces deux portefeuilles n'ont pas connu le même parcours. Mis à part Carrefour, ces deux portefeuilles sont assez différents. De fait, celui de Pierre (portefeuille B) porte encore les stigmates d'achats « malheureux » réalisés avant le krach de 2000. Certaines valeurs technologiques ne se sont toujours pas remises du dégonflement de la bulle Internet. Janine L. pourrait ainsi se séparer sans regret de ses titres STMicroelectronics et Thomson, sur lesquels elle enregistre des moins-values. Elle peut, en revanche, conserver la position sur Capgemini. Après quelques années noires, la SSII voit ses perspectives s'améliorer et retrouve depuis deux ans la faveur des investisseurs. Business ObjectS sera conservé à titre spéculatif, le groupe pouvant à terme intéresser un raider. Les actions Lectra seront quant à elles apportées à l'offre en cours au prix unitaire de 6,75 euros lancée par les dirigeants en vue d'une réduction du capital. Notre abonnée conservera en revanche sa position sur ABN Amro, qui profite des effets de la concentration dans le secteur bancaire européen et devrait fusionner avec la Barclays, voire faire l'objet d'une contre-offre. Même si aucun des enfants de Janine L. ne gagne d'argent avec Carrefour, il ne faut pas se décourager. La spéculation autour du groupe de distribution n'est sans doute pas terminée et la valeur devrait regagner du terrain. réinvestissements Au vu de la performance de la Société générale, rien n'interdit de prendre ses bénéfices, quitte à réinvestir dans des valeurs sans grand risque comme Essilor, sur laquelle la visibilité est excellente, ou Wendel, qui assure une croissance régulière d'année en année. De même, Danone mérite un détour tant pour ses qualités fondamentales que pour son caractère spéculatif. Des dégagements sont également souhaitables dans le portefeuille de Catherine (A). Nous conseillons ainsi à Janine L. de déboucler les positions sur Lycos Europe et Micropole-Univers, un titre que nous avions fait vendre à 2 euros dernièrement. Sur Accor, on peut viser un objectif de cours de 80 euros, après avoir touché le 16 mai un dividende exceptionnel de 1,50 euro en plus du dividende ordinaire de 1,45 euro. On conservera LVMH dont le potentiel n'est pas épuisé, de même que Dexia, qui profite, comme le reste du secteur, de la spéculation autour des valeurs bancaires. Enfin, Ipsos mérite de conserver sa place, voire d'être renforcé. Les performances annuelles ont agréablement surpris et le spécialiste des études et enquêtes semble bien parti pour retrouver son rythme de croisière. Ipsos est en outre une cible idéale, pour un groupe comme Publicis notamment, qui trouvera là un parfait relais de croissance. Quant à penser à des réinvestissements, ceux préconisés pour le portefeuille de Pierre sont également valables pour celui de Catherine. A moins justement que Janine L. ne tienne à les différencier. Auquel cas, Bonduelle peut mériter son intérêt vers 80 euros. Outre une gestion prudente, les développements au Canada sont très prometteurs Profil de Janine L. Alors que rien ne la prédisposait à s'occuper d'un portefeuille de titres, Janine L., 76 ans, s'est plus que prise au jeu. Elle s'est fait la main en faisant fructifier ses deux PEA, d'une valeur respective de 150 000 et 170 000 euros environ, dont elle a maintenant préféré confier la gestion à un professionnel. |
Perrine Delfortrie, avec la rédaction |
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