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| Une gestion de bon sens |
| La Vie Financière N°3230 / Vendredi 04 Mai 2007 / Catégorie : Stratégie |
Chaque semaine, l'analyse du portefeuille d'un abonné de La VF et nos conseils au vu de sa situation personnelle, de ses objectifs et de sa sensibilité au risque. |
Le portefeuille abonné |
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« Je gère mes portefeuilles à l'instinct. Je n'ai pas de formation qui me prédisposait à cette activité », nous explique Julien C., lecteur assidu de La VF, un brin dépité d'avoir confié ses capitaux à une grande banque de gestion privée au cours des années 2000 à 2003. Sur la période, celle-ci a en effet été incapable de lui apporter autre chose que ce que tout épargnant peut obtenir au guichet de sa banque en souscrivant des parts de sicav, à savoir une performance à peu près égale à celle du CAC 40. Prime au rendement Depuis, Julien C. a repris ses affaires en main, restructuré un portefeuille composé surtout de grandes valeurs françaises et internationales, dont plusieurs stars déchues de la nouvelle économie (Havas, Alcatel, Vivendi, Capgemini ou Nokia). Bien que néophyte en gestion de portefeuille, Julien C. a réorienté ses capitaux vers des sociétés à l'activité moins volatile et accordé une place importante aux entreprises moyennes. Cafom, GL Trade, IDI, Latécoère, etc., représentent ainsi désormais la moitié du portefeuille. Autre caractéristique de sa gestion : la place accordée aux valeurs qui distribuent de gros dividendes (ABC Arbitrage, Caisse régionale du Crédit agricole Brie-Picardie, Esso, France Télécom, LaCie, Maroc Télécom, PagesJaunes...). Ces choix de bon sens réduisent fortement le risque. Une recherche de sécurité que Julien C. exprime dans les questions qu'il nous pose. « Je souhaite dynamiser mon épargne, tout en la sécurisant à long terme. Ces objectifs sont-ils conciliables ? » Tout à fait. A partir du moment où l'investisseur dispose d'un horizon de plusieurs années et se porte sur des entreprises aux perspectives séduisantes et raisonnablement valorisées, l'achat d'actions ne présente pas un risque très élevé. De nombreuses valeurs déjà détenues par Julien C. sont conformes à ce profil. Néanmoins, afin de répondre davantage à sa préoccupation, nous lui suggérons des aménagements. Alléger les positions Tout d'abord, Julien C. cédera ses deux microlignes Antena 3 et Telecom Italia Media. Nous lui suggérons aussi de vendre ses positions sur ABC Arbitrage et Union financière de France, sociétés que nous estimons désormais correctement valorisées, et de réduire d'un tiers (456 titres) sa ligne France Télécom, aux perspectives difficiles à définir. Nous remarquons également que Julien C. s'est constitué une position en capital-investissement composée de trois petits acteurs : IDI, Initiative & Finance, et IPO. Nous lui suggérons de vendre les deux premières lignes et d'investir une partie des capitaux retirés sur la troisième. Julien C. pourra alors acquérir 160 actions IPO. Avec près de 90 000 euros de disponibilités, nous lui conseillons ensuite de se porter sur plusieurs valeurs qui, composant le portefeuille défensif de La VF, correspondent à son objectif de valorisation et de sécurité à long terme. Il pourra ainsi se constituer des positions en actions Eurazeo (100) et Wendel (200). Enfin, renforcer la Caisse régionale du Crédit agricole Brie-Picardie (90) nous semble indiqué. Ses liquidités s'élèveront alors à un peu moins de 48 000 euros, soit 15 % du portefeuille, lui laissant de quoi saisir de nouvelles opportunités Profil de Julien C. et de son épouse Chef d'entreprise, Julien C. a cédé une société fin 2000 et confié le produit de la vente à une banque de gestion privée, afin de l'investir en Bourse. Après avoir vu fondre son portefeuille de 40 % en trois ans, il a décidé d'en reprendre en main la gestion. Il est aujourd'hui évalué à 315 000 euros. Julien et sa femme Eleonore, âgés d'une cinquantaine d'années et parents de trois enfants majeurs, possèdent aussi une épargne de quelques dizaines de milliers d'euros et sont propriétaires d'un deux-pièces, de deux maisons de ville et des murs de deux magasins. |
Christophe Descamps, avec la rédaction |
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