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Une fusion bien engagée
La Vie Financière N°3203 / Vendredi 27 Octobre 2006 / Catégorie : Bourse
mittal steel
 

Le rapprochement entre Arcelor et Mittal Steel, célébré au mois de juin, en inspire plus d'un. Le sidérurgiste anglo-néerlandais Corus devrait bientôt battre pavillon indien, l'offre d'achat présentée par Tata Steel, filiale du conglomérat géant Tata, ayant été acceptée. Estimé à 6,4 milliards d'euros, ce mariage pourrait créer le cinquième groupe sidérurgique au monde. On prête par ailleurs de nouvelles intentions au russe Severstal, ex-chevalier blanc d'Arcelor. Il faut dire que l'exemple Arcelor-Mittal semble concluant.

Lorsque les deux premiers sidérurgistes mondiaux se sont dit oui, après six mois d'une bataille boursière épique, les débuts de vie commune promettaient d'être difficiles. Aujourd'hui, le processus d'intégration avance plus vite que prévu. Les nouvelles équipes de direction, conduites par Roland Junck, ex-membre de la direction générale d'Arcelor, sont bien en place. Le groupe a maintenu ses objectifs de synergie, estimés à environ 1,3 milliard d'euros d'ici à 2008. Mais les analystes, tous très enthousiastes sur la valeur, parient sur un montant beaucoup plus élevé. Autre point positif : la nouvelle politique de distribution. Arcelor-Mittal va reverser 30 % de ses résultats chaque année (dividende et rachat d'actions), à compter du 1er janvier 2007. Le résultat opérationnel 2006 devrait se situer vers 12 milliards d'euros et le dividende distribué l'an prochain s'établira à 1 euro par action.

Le plan de création de valeur du groupe pour 2006-2008 paraît cependant ambitieux, d'autant que certaines zones d'ombre persistent. Arcelor-Mittal prévoit de réaliser un bénéfice opérationnel égal à près de 16 milliards d'euros en 2008 : une estimation optimiste, fondée sur des prix de l'acier élevés ces deux prochaines années. Or, bien que les cours aient continué à croître cette année, ils pourraient se déprécier un peu en 2007, suite à un probable ralentissement de la demande et une augmentation des exportations d'acier chinoises.


Le problème Dofasco

En outre, l'épineux problème Dofasco reste entier. Lakshmi Mittal espère toujours convaincre les ex-dirigeants d'Arcelor de revendre le sidérurgiste canadien, acheté l'an dernier. Ce ne sera pas facile. Dofasco est logé dans une fondation de droit néerlandais qui empêche toute cession. Contraint de céder des actifs nord-américains à la suite de la fusion, Arcelor-Mittal étudie d'autres solutions. Le cas Arcelor Brasil pourrait être réglé plus vite que prévu. Sommé par les autorités financières brésiliennes d'acquérir la part des minoritaires dans la société, devenue propriété de Mittal Steel à la suite de l'OPA sur Arcelor, Lakshmi Mittal, d'abord réticent, vient finalement de proposer une OPA mixte sur ces titres. L'opération en cash devrait coûter 2,6 milliards d'euros et l'échange d'actions Arcelor Mittal représenter 3,7 % de son capital




Conseil : Après nos conseils de vente en juillet dernier, on peut revenir sur le titre dans une optique spéculative, avec un objectif de 40 euros
R. G.
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RODRIGUEZ GROUP RODRIGUEZ GROUP : 1.75€  (+19.39%) 2.1€
+19.39%
APRIL GROUP APRIL GROUP : 19.33€  (+8.39%) 20.59€
+8.39%
SEQUANA SEQUANA : 4.88€  (+5.23%) 5.03€
+5.23%
BOURBON BOURBON : 20.60€  (+5.06%) 21.9€
+5.06%
NRJ GROUP NRJ GROUP : 5.60€  (+4.55%) 5.86€
+4.55%
TRIGANO 4.76€
-7.75%
IMERYS 33.38€
-5.87%
ALTEN 14.02€
-5.46%
VICAT 36.99€
-5.32%
GENERAL ELECTRIC 11.5€
-5.19%