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| Une fin d'année boursière sans cotillons |
| La Vie Financière N°3055 / Vendredi 26 Décembre 2003 / Catégorie : Tendance |
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Le rallye de fin d'année n'aura pas lieu. Scotché dans la zone des 3 500 points à la veille de la trêve des confiseurs, peu propice à de grandes initiatives sur les marchés financiers, l'indice CAC 40 ne devrait maintenant plus guère varier. Mais ne soyons pas bégueules ! L'année boursière 2003 aura tout de même signé la rupture de la lourde tendance baissière qui laminait les portefeuilles depuis septembre 2000. Qu'elles appartiennent à l'élite de la cote, au second ou au nouveau marché, sans même parler des bons dossiers du marché libre, les actions sont reparties de l'avant toutes catégories confondues. Une hausse moyenne de 16 %, c'est toujours bon à prendre, surtout après la purge des deux années précédentes. Le CAC 40 campe sur les 3 500 points Bien sûr, une petite accélération à la hausse juste avant Noël et le Nouvel An aurait été la cerise sur le gâteau. Réflexion faite, elle n'aurait peut-être pas été raisonnable en l'absence, pour le moment, de réponse claire aux grandes interrogations qui modèleront la tendance des marchés dans l'année à venir. Quand et comment la Réserve fédérale américaine amorcera-t-elle le virage de sa politique monétaire ? La Banque centrale européenne se préoccupera-t-elle davantage de la croissance que de l'inflation ? Le tout sur fond d'élection présidentielle aux Etats-Unis et d'une reprise économique dont la profondeur nécessite d'être consolidée. Sans non plus perdre de vue que le dollar risque de jouer les trouble-fête. Déjà, la dépréciation du billet vert incite les analystes à se montrer plus prudents, selon le consensus établi par JCF Group. En France, ils n'ont ainsi pas modifié depuis un mois leurs prévisions de croissance des bénéfices par action pour 2004 (+ 16,8 % en moyenne pour les valeurs du CAC 40). Pourtant, l'année qui s'achève se révèle meilleure que prévu et l'Europe est maintenant sur les rails de la reprise. Aux Etats-Unis, une dégradation des perspectives de résultats est même amorcée. En effet, les analystes ne tablent plus que sur une hausse de 8,1 % des bénéfices pour les groupes industriels composant l'indice Dow Jones. Il ne manquerait plus que l'année 2004 soit celle d'une crise monétaire autour du dollar ! Plus près de nous, la découverte d'un trou de 4 milliards d'euros dans les comptes de Parmalat, premier groupe agroalimentaire italien, fait ressurgir le spectre de la retentissante faillite d'Enron. Quant aux ménages français, ils restent fourmis. En novembre, leurs dépenses de consommation ont reculé de 2,8 % et ils se montrent très raisonnables pour les fêtes, recherchant en priorité les promotions. Ce qui ne fait pas l'affaire des grands magasins. Un contexte de fin d'année propice à des prises de bénéfices, particulièrement au sein des secteurs placés en tête du palmarès de l'année. Bon nombre de sociétés de services informatiques ont fait les frais de cette prudence. Du coup, les mauvaises nouvelles, à l'instar de celles délivrées par Wavecom (- 28 % en cinq séances) ou High Co. (- 42 %), ont été très lourdement sanctionnées (lire pages 17 et 19). Au sein du CAC 40, ce sont Thomson, Alcatel et STMicroelectronics qui ont le plus mal supporté la récente méfiance des investisseurs pour les groupes technologiques à dimension internationale. Rotations sectorielles en perspective Au chapitre des hausses, on notera que la Chine fait toujours recette. Qu'il s'agisse de l'important contrat d'eau remporté par Veolia dans la région de Shanghai ; du joint-venture créé par Arcelor avec Nippon Steel et BaoSteel pour livrer le marché automobile chinois ; de l'annonce de la construction par Imerys d'une usine de pigments pour papier afin d'accompagner l'un des principaux acteurs mondiaux ; du renforcement de la participation de Valeo dans deux sociétés communes d'équipement automobile... Autant de nouvelles qui ont remis les valeurs traditionnelles au goût du jour. Un prétexte saisi au vol par certains investisseurs pour revenir aussi sur quelques valeurs de croissance, comme L'Oréal ou Sanofi-Synthélabo. Présage à des rotations sectorielles qui seront plus franches au cours des prochains mois et qui verront probablement les valeurs plus défensives et de croissance revenir en force, au détriment des cycliques. + LES 5 PLUS FORTES HAUSSES FRANCE TÉLÉCOM + 3,5 % VEOLIA ENV. + 3,2 % L'ORÉAL + 2,6 % AIR LIQUIDE + 2,6 % BOUYGUES + 2,6 % - LES 5 PLUS FORTES BAISSES THOMSON - 4,3 % VINCI - 4,2 % ALCATEL - 3,4 % PPR - 2,9 % STMICROELECTRONICS - 2,7 % |
PASCAL CHEVOLOT |
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