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| Une cession qui fait mouche |
| La Vie Financière N°3212 / Vendredi 29 Décembre 2006 / Catégorie : Bourse |
BULL |
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Beau cadeau de Noël pour les actionnaires de Bull. L'annonce de la cession de l'activité italienne du constructeur informatique a provoqué un vent d'euphorie sur la valeur, qui a bondi de près de 30 % en une seule séance. Il faut dire que le groupe se retire une sacrée épine du pied. En perte de vitesse, cette branche devrait accuser, en effet, une perte opérationnelle de 18 millions d'euros en 2006. L'opération, rondement menée, redonne de la crédibilité au management. Reste maintenant à savoir si elle va changer la face du monde pour Bull. Sous l'impulsion de la direction, l'entreprise tente de faire évoluer son profil en se renforçant dans les services, au détriment de son activité produits (les serveurs), qui décline naturellement en raison du changement de gamme vers des serveurs dits « ouverts ». Objectif : réaliser près de la moitié de son activité dans les services informatiques, contre moins de 30 % en 2005. Ce rééquilibrage lui permettra d'améliorer sa rentabilité. Heureusement, car, avec une marge d'exploitation attendue à 1,5 % cette année et à 2,5 % en 2007, Bull n'a pas de quoi pavoiser. D'autant qu'on est bien loin de l'objectif affiché un temps pour 2008, et repoussé de quelques trimestres : une marge supérieure à 5 %. Dès lors, la valorisation peu élevée du titre (0,3 fois seulement les 1 185 millions d'euros de chiffre d'affaires attendus en 2007) nous semble justifiée tant que le groupe n'aura pas accompli sa mutation. Et, aujourd'hui, seul l'intérêt spéculatif pourrait, selon nous, donner un coup de pouce supplémentaire à la valeur. En effet, le groupe est paré de nombreux atouts : sa trésorerie, bien sûr, de 213 millions d'euros ; son report déficitaire, qui permettrait à un prédateur de réaliser d'importantes économies d'impôt ; enfin, sa base de clients, principalement dans le service public. Comme prédateur potentiel, citons France Télécom. Certes sa direction a récemment déclaré que ses emplettes dans les services informatiques étaient terminées. « Mais l'opérateur n'avait-il pas dit qu'il ne rachèterait pas les minoritaires de Wanadoo, avant de se résigner ? » remarque Eric Hayoun, gérant chez CFD CM, qui évalue à 400 millions d'euros l'économie d'impôt que réaliserait France Télécom s'il absorbait Bull. De quoi faire réfléchir Conseil : Le dossier gagne en crédibilité, mais le changement de profil vers un groupe dégageant plus de marge prendra du temps. Ceux qui ont suivi nos derniers conseils d'achat, à 4,95 euros, prendront une partie de leurs bénéfices. Les autres conserveront |
F. C. |
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