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| Une carte à jouer |
| La Vie Financière N°3190 / Vendredi 28 Juillet 2006 / Catégorie : Bourse |
Evolis |
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Quel est le point commun entre les VIP du Festival de Cannes, les clients de la banque coréenne NACF et les usagers du métro parisien ? Tous ont récemment utilisé ou se servent actuellement d'un badge d'accès, d'une carte bancaire ou de fidélité imprimées par Evolis. Cette PME angevine occupe en effet la quatrième place mondiale des imprimantes pour cartes plastique, un marché estimé à 350 millions de dollars, en croissance de 13 à 15 % par an. Pas mal pour une société créée il y a tout juste six ans, qui a frôlé les 20 millions d'euros de facturations en 2005 et qui écoule ses produits grâce à un réseau de distributeurs efficaces dans 90 pays. Ce succès n'est pas dû au hasard. Son PDG, Emmanuel Picot, connaît bien ce métier pour avoir lancé dès 1994 une affaire qui fabriquait ce type d'imprimantes. Mais, au fil des rachats, sa société est tombée dans l'escarcelle de l'américian Zebra, avec qui l'entente ne fut pas cordiale. Emmanuel Picot et quelques associés décident alors de créer Evolis, qui est aujourd'hui un sérieux concurrent de Zebra. Pour preuve : la direction compte réaliser en 2006 un chiffre d'affaires en hausse de 50 %, à 28,5 millions d'euros. Et, pour alimenter la croissance future, elle lance de nouveaux modèles et augmente sa capacité de production. L'entreprise va en effet débourser 5 millions d'euros pour aménager des locaux dignes de ses ambitions. « Notre nouvelle usine nous permettra de fabriquer 35 000 unités par an dans un premier temps, contre 13 000 en 2005 », indique son PDG. Même après cet investissement, le bilan de la société restera solide, avec une trésorerie nette proche de 5 millions d'euros fin 2007. Outre les ventes d'imprimantes, soutenues par la demande des établissements bancaires, du secteur public ou de toute entreprise souhaitant éditer des badges et des cartes en interne, la croissance proviendra également des consommables utilisés. Reste que la société n'entend pas en faire ses choux gras, comme c'est habituellement le cas. « Notre principal objectif est de développer notre marché, ce qui passe par des tarifs abordables », explique Emmanuel Picot. En tout cas, cette stratégie de croissance ne se fait pas au détriment de la rentabilité : une marge nette d'au moins 11 % est tenable à l'avenir. Ces perspectives ne nous semblent pas encore totalement intégrées dans la valorisation, même si le titre capitalise déjà 2,2 fois le chiffre d'affaires attendu cette année Conseil : Acheter. La société occupe une place de choix sur un marché de niche. Les perspectives ne sont pas pleinement valorisées. Mais attention, seules la qualité du management et l'efficacité du réseau de distribution constituent des barrières à l'entrée de ce métier |
F. C. |
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