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| Une bonne valeur, moins pimentée |
| La Vie Financière N°3180 / Vendredi 19 Mai 2006 / Catégorie : Bourse |
QUICK RESTAURANTS |
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La chaîne de fast-food à l'américaine est certes de droit belge, mais son centre de gravité économique se situe en France. Fin 2005, 91 restaurants se trouvaient dans l'Hexagone sur les 97 détenus en propre et 230 sur les 307 autres exploités en franchise. Après une phase de redressement de début 2002 à mi-2005, la société a dégagé un résultat net record de 27,3 millions d'euros l'an dernier (+ 86,2 %) pour un chiffre d'affaires de 455,5 millions (760,5 millions à l'enseigne, y compris les franchisés). Le bilan est solide, l'endettement net (41,5 millions) rapporté aux fonds propres étant réduit à 22 %. Elle est contrôlée par le holding GIB, détenu lui-même à parité par CNP, d'Albert Frère - actionnaire majoritaire de Groupe Flo -, et le conglomérat Ackermans & van Haaren. Le titre s'est apprécié de plus de 20 % depuis le début de l'année et de plus de 80 % depuis un an. Le redressement étant achevé, il faut tabler à présent sur des taux de croissance plus sages. L'exercice en cours devrait s'inscrire dans la lignée du premier trimestre, marqué par une progression de 6,4 % de l'activité et de 10,3 % du résultat net. Jean-Paul Brayer, qui a conduit la restructuration, table sur des ventes annuelles à l'enseigne de 800 millions. Burger King, numéro deux américain du hamburger après McDonald's, s'apprête à entrer au New York Stock Exchange sur la base de 12 fois le cash-flow brut d'exploitation. En Europe, les transactions de restaurants se font couramment sur la base d'un ratio de 9. Si on appliquait celui-ci à Quick Restaurants (68,7 millions d'Ebitda en 2005, + 20 %), sa valorisation s'élèverait à 620 millions, d'où un potentiel de 15 %. Ce n'est plus celui d'une affaire en redressement Conseil : Prendre ses bénéfices dans le cadre d'une gestion dynamique |
J.-J. A. |
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