Archives
| Une belle affaire industrielle |
| La Vie Financière N°3166 / Vendredi 10 Février 2006 / Catégorie : Bourse |
groupe guillin |
|
« Nous sommes sereins. Le groupe n'a pas de problèmes majeurs à régler. Nous pouvons concentrer toute notre énergie sur le développement », assène François Guillin, président- fondateur, qui contrôle toujours 56,5 % du capital. Après un retour annuel sur investissement, dividende inclus, de 13,1 % ces dix dernières années, les actionnaires peuvent-ils encore espérer autant ? Ce spécialiste des emballages alimentaires en plastique maîtrise tout le processus de fabrication, de l'extrusion au thermoformage. Surtout, le Groupe Guillin a toujours refusé la formule du travail à façon pour les donneurs d'ordres (grande distribution, industriels de la viennoiserie) et développe des gammes de produits propriétaires. De fait, le groupe affiche depuis dix ans une marge d'exploitation moyenne de 10,5 % et une rentabilité de ses capitaux employés (avant impôts) de près de 18 % ! Bien que les résultats aient correctement progressé depuis une décennie (+ 8,7 % par an en moyenne pour le bénéfice net), la pression concurrentielle, conjuguée à la hausse du prix des matières premières, est telle qu'ils se sont repliés d'environ 30 % entre 2002 et 2004. Un cycle baissier enrayé en 2005, exercice qui pourrait se terminer par un léger redressement du résultat d'exploitation (+ 9 %, à environ 23,7 millions d'euros) et du bénéfice net (+ 15 %, à près de 13 millions). Pour renforcer ses performances, le groupe a lancé un plan de modernisation de son outil de production, en investissant dans des machines dont les cadences horaires sont le double de celles de l'équipement actuel. De quoi réduire ses prix de revient et préserver ses marges, alors que la pression des grands clients est constante. Les actionnaires peuvent ainsi espérer une progression du bénéfice en 2006, d'autant que le groupe poursuit ses efforts à l'exportation. C'est en effet d'Europe que viendra l'essentiel de la croissance future. La stratégie de François Guillin consiste à mailler progressivement le continent au moyen d'acquisitions. Après une implantation industrielle en Italie et en Pologne, l'Espagne, l'Allemagne ou la Grande-Bretagne pourraient suivre. D'autant que sa situation financière (endettement net estimé à environ 30 millions d'euros fin 2005, soit 1 fois seulement la capacité d'autofinancement) confère au groupe une vraie marge de manoeuvre. Et, à 58 ans, son fondateur n'envisage pas du tout de passer la main Conseil : Assise sur la consommation des ménages, l'activité du groupe est assez récurrente. A 10 fois environ les résultats, la valorisation de cette affaire très bien gérée est raisonnable. Acheter |
C. D. |
Copyright © La Vie Financière. Tous droits réservés. |
Toutes les archives /
Retour




