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| Une banque au pinacle |
| La Vie Financière N°3189 / Vendredi 21 Juillet 2006 / Catégorie : Bourse |
SOCIéTé GéNéRALE |
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N'en jetez plus ! La Société générale, la mieux valorisée des grandes banques françaises, n'en finit pas de recevoir des fleurs. Euromoney lui a accordé le titre de « banque de l'année » pour sa capacité à créer de la valeur dans des marchés à fort potentiel. Les investisseurs apprécient son souci permanent de rééquilibrer le poids de ses activités de banque de financement et d'investissement (BFI), florissantes mais plus risquées, en se développant dans les métiers de services financiers spécialisés en Asie et en Russie. Dans ce contexte, le demi-échec de la mise en Bourse de sa filiale de banque d'affaires SGCowen, dédiée aux secteurs de pointe aux Etats-Unis, qui a rapporté la semaine dernière un peu moins que prévu, n'a pas entamé la confiance. Société générale comptait céder 75 % des titres entre 19 et 21 dollars, mais les investisseurs n'ont pas accepté de payer plus de 16 dollars par action (soit 25 fois les bénéfices de 2005). Un accueil qui reflète surtout le désintérêt des marchés pour la banque d'investissement. Ce manque d'appétit outre-Atlantique n'est pas encore très perceptible en Europe. Les banques françaises sont moins affectées par la hausse des taux d'intérêt, les « restructurations bancaires présumées » soutiennent les cours et le risque sur les crédits est à son plus bas niveau. Il n'en reste pas moins, comme le remarque Pierre Flabbée, analyste chez Kepler Equities, que « le premier semestre 2006 devrait marquer un pic dans les performances bancaires. Mais le ralentissement probable est déjà dans les cours », estime-t-il. Côté Société générale, on attend une fois de plus, pour le 3 août, l'annonce de bonnes performances au titre du deuxième trimestre 2006. Les chiffres ne seront sans doute pas aussi spectaculaires que ceux du premier trimestre, qui s'était soldé par des revenus de 5,8 milliards d'euros, en hausse de 18,2 %, et un bénéfice net de 1,5 milliard (+ 12,8 %). Mais ils sont attendus encore très supérieurs à ceux du deuxième trimestre 2005 (4,5 milliards de revenus et 957 millions de bénéfices). L'indicateur le plus significatif pour la banque, la rentabilité de ses capitaux propres, devrait rester supérieur aux 20 % que la Générale s'est donnés pour objectif en rythme de croisière. Les commissions sur les produits financiers ont en effet continué à doper les revenus de la banque de détail, et les gestions d'actifs sont à leur niveau du 31 mars 2006 (clôture du premier trimestre). Quant à la banque de financement et d'investissement, elle a été soutenue par une forte volatilité, favorable aux activités sur les marchés dérivés Conseil : Le consensus prévoit un tassement des bénéfices en 2007, ce qui réduit le potentiel de l'action. Conserver |
M.-J. P. |
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