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| Une affaire bien gérée |
| La Vie Financière N°3032 / Vendredi 18 Juillet 2003 / Catégorie : Analyse |
Le groupe maintient son cap dans une conjoncture difficile. Et les perspectives de développement sont intactes. |
GÉRARD PERRIER INDUSTRIE |
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La croissance tranquille. Ce groupe industriel spécialiste des équipements électriques et électroniques exerce deux activités complémentaires : la conception et la production d'« automatismes » (armoires électriques, boîtiers de commandes, etc.), via sa filiale Geral, l'installation et la maintenance des équipements électriques des grands sites industriels, avec Soteb. Des activités qui permettent à Gérard Perrier Industrie d'afficher une croissance annuelle moyenne de 10 à 15 % sur longue période, croissance qui est loin d'être épuisée. Dans les automatismes, elle dépend du niveau de l'investissement industriel. Dans la maintenance, c'est la conquête de nouveaux clients et l'expansion géographique qui tirent les facturations. Présente essentiellement en Rhône-Alpes, et un peu en Alsace, Soteb dispose encore d'un vaste potentiel de croissance. En cette période de basses eaux, le groupe vise une croissance de 3 à 5 % du chiffre d'affaires en 2003, autour de 55 millions d'euros, avec une marge nette qui devrait au moins se maintenir. De fait, le bénéfice net pourrait s'établir au moins à 3,1 millions d'euros. Mais à l'horizon 2006, la direction vise, à périmètre constant, des ventes de 76 millions au minimum, pour une marge nette d'au moins 6 %... soit un résultat net de 4,56 millions d'euros. Prudente concernant son développement, l'entreprise, contrôlée à près de 50 % par son fondateur, Gérard Perrier, pourrait toutefois procéder à l'avenir à quelques acquisitions, afin d'accélérer le maillage du territoire de Soteb notamment. Fort d'une trésorerie nette qui pourrait excéder 9 millions d'euros à la fin de l'année, le groupe en a largement les moyens. D'autant que le niveau des investissements récurrents (1,5 million) est très inférieur à la capacité d'autofinancement (4,5 millions). Une partie de cette trésorerie sera d'ailleurs utilisée pour acheter et probablement annuler des actions Conseil : L'entreprise a démontré sa capacité de résistance dans une conjoncture difficile. Sa valorisation est raisonnable et ses perspectives, favorables. Acheter pour le long terme |
Christophe Descamps |
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