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| Une acquisition de poids |
| La Vie Financière N°3243 / Vendredi 03 Aout 2007 / Catégorie : Bourse |
Robertet |
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Le Petit Poucet de l'aromatique a enfin pu donner corps à ses ambitions de croissance externe, mais cela pourrait peser sur sa rentabilité. Jusqu'à présent, malgré une situation financière saine, il n'avait pas participé au mouvement de consolidation du secteur, jugeant les cibles trop chères. Il annonce aujourd'hui avoir acquis 48,45 % du capital de son confrère Charabot et 19 % du holding de contrôle, le solde restant entre les mains de la famille fondatrice. Fortement présent en Asie, Charabot est un spécialiste des compositions pour parfums. Cette entreprise grassoise réalise 85 millions d'euros de chiffre d'affaires, à comparer à 221,1 millions pour Robertet l'an dernier, mais elle est encore faiblement rentable. La direction refuse de dévoiler le prix de cette prise de participation, mais précise ne pas avoir cédé à l'escalade actuelle. « Cette acquisition est un facteur de valorisation à long terme », explique le secrétaire général, Lionel Picolet. Il est vrai que, dans un marché mature, où les deux premiers mondiaux, le suisse Givaudan et l'américain IFF, sont de taille nettement supérieure (plus de 1,5 milliard d'euros de chiffre d'affaires chacun), Robertet se doit d'accélérer sa croissance pour conserver ses parts de marché. De plus, le recul du billet vert (- 8 %) enregistré depuis le début de l'année coûtera au groupe, qui travaille beaucoup avec les Etats-Unis, environ 4 points de croissance au premier semestre. Attendu en septembre, le chiffre d'affaires est de ce fait prévu en recul, même si, à taux de change constant, il a progressé de 1,4 %. Robertet doit également faire face à la hausse du coût des matières premières. L'année s'annonce donc délicate sur le plan des profits. La direction vise une hausse de 5 % des ventes à change constant, mais sa rentabilité (6,4 % net en 2006) devrait s'éroder. Du coup, l'action pourrait consolider, d'autant qu'aujourd'hui Robertet se paie plus cher que ses grands concurrents qui ont pourtant connu un début d'année plus dynamique. Enfin, si le titre conserve un aspect spéculatif - le groupe représente une cible de choix -, la famille fondatrice, qui détient toujours la majorité du capital, n'est pas vendeuse. Un retrait de la cote ne semble pas plus d'actualité Conseil : Prendre des bénéfices vers 140 euros, sur les titres conseillés à 115. L'acquisition est bienvenue, mais la rentabilité du groupe devrait souffrir à court terme |
A. C. |
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